Résistances des Afro argentins : Interview de Miriam Gomes

23 août , 2007 at 2:08 | In Afro argentin, Discrimination, Entrevue, Miriam Gomes, Racisme | Leave a Comment

  Par Ana Maria Ordóñez 

«L’intégration des afrodescendants, se mesure très souvent  à travers leur identification aux intérêts et expressions de classe dominante. Mais elle doit également se mesurer en terme de résistance, de capacité à conserver l’identité, de sa ténacité à survivre et se construire dans un autre contexte, d’un héritage hétérogène 

 La population argentine a-t-elle des racines africaines ? 

Il n y a aucun doute à ce propos, mais notre société en général affirme ou croit qu’il n y a pas de population d’origine africaine, et que nous sommes un pays dont la population possède un ensemble de racines nettement européennes. Aucune référence n’est faite aux composantes d’origine africaine, même pas en mémoire de la traite active des esclaves dans le passé.

 Combien d’africains sont arrivés en Amérique?

 Selon le professeur nigérian Joseph Inikori, autour de 12.000.000 (d’africains) ont débarqués en Amérique Latine et si nous faisons le calcul qui veut que pour chaque africain qui arrivait vivant, cinq mouraient d’inanition, de diarrhées, de déshydratation, de suicides ou de châtiments divers, le trafic des esclaves a provoqué une saignée de plus de 60.000.000 de personnes à l’Afrique, alors qu’elle a engendré l’extraordinaire expansion industrielle et économique de l’Europe.

«L’Argentinité» s’est-elle construite en occultant les africains ?

Oui, au cours des deux derniers siècles, le système politique au pouvoir s’est chargé de diffuser  des modèles culturels avec pour objectif de consolider  l’identité argentine. Les concepteurs de la nationalité furent Bartolomé Mitre, Juan Bautista Alberdi, José Esteban Echeverría, Domingo Faustino Sarmiento et d’autres qui faisaient la promotion de l’immigration européenne pour forger  des citoyens “blanchis” pour ce qui est de la couleur et  “européisés” en ce qui concerne la mentalité et les coutumes.

Les africains ont-ils participés aux mêmes actions que le reste de la société?

Ils ont participé à toutes les actions belliqueuses de l’Argentine: ils y sont arrivés de manière obligatoire par la “Loi du rachat” (Ley del rescate) ou parce qu’on leur promettait la liberté. En 1801 dans les Compagnies de Granaderos de Pardos et Morenos (Grenadiers bruns et noirs). Lorsque la première Invasion Anglaise se produit en 1806 à Buenos Aires, ils participent de façon active pour la défense de la ville. Quand San Martín crée le Régiment  de Granaderos a Caballo (Les Grenadiers à Cheval) et lorsqu’il prend en charge L’Armée du Nord, ses troupes sont composées de noirs libres, c’est- à -dire d’esclaves rachetés par l’État pour servir dans l’armée. Ils ont participé à la guerre contre le Brésil (1825 à 1828), aux guerres civiles opposants les partisans de l’unité aux fédéralistes, et comme corollaire, à la Guerre de la Triple Alliance entre 1865-1870.

Comment les afro descendants se sont-ils intégrés à la société?

De plusieurs manières. L’une d’elles s’est faite par le biais de la résistance socio – culturelle. Les afro argentins qui se distinguaient dans les Lettres, mettaient à profit leurs talents littéraires pour dénoncer la situation sociale à travers le journalisme et la poésie. L’œuvre journalistique fut très abondante en 1800, mais peu connue. El Proletario, créé et dirigé par  Lucas Fernández, fondateur du Mouvement Démocratie Noire, faisait clairement référence à la situation raciale de la collectivité noire et mettait en évidence le fait que les africains se reconnaissaient comme une communauté. De plus, cela permettait de se rendre compte de la richesse de la vie sociale qu’ils menaient.

Y a-t-il eu des associations ou des publications durant le XXIème siècle?

Dès les débuts de l’année 1900, des journaux affirmant déjà la présence des afro argentins étaient édités. La Verdad, édité par  Benedicto Ferreira. La Protectora publié par une mutuelle du même nom qui a existé jusque dans les années  50. Des associations comme La Agrupación Patriótica 25 de Mayo (Le Groupement Patriotique  25 Mai), le Cercle Social Juvencia et  l’Association de Promotion General San Martín. Au début de l’année 1920 est apparue une discothèque presque exclusivement fréquentée par des noirs au Théâtre Marconi , le légendaire “Shimmy Club”, où  ils diffusaient leur musique. Les organisations afro argentines sont bien connues et étudiées, par exemple par l’historien ivoirien Jean Arsene Yao.

Continuent-ils de réaffirmer leur identité ? 

 Oui, à travers leurs propres organisations. Une des empreintes africaine reflétée par les historiens est la musique et la manière de la danser: le candombe. Ça a toujours été un élément identificateur de la communauté noire argentine. Danse populaire par excellence, qui contient en elle presque toute l’histoire de la race (noire) sur le Río de la Plata. D’autre part, l’existence de petits groupes  religieux a créé un certain syncrétisme que l’on peut voir à travers la vénération interdite de certains saints chrétiens. Aujourd’hui, il existe des quartiers entiers qui conservent leurs coutumes et leur langue. 

Dans l’actualité, que font les afro descendants ?

 Les afro argentins ont déjà retrouvé les bases constructrices de l’esprit collectif. Ils ont unis leurs forces, en renforçant leur identité ethnique et leur participation à la société à travers l’affirmation de la négritude. Les associations existantes révèlent la société africaine et défendent leurs racines, au delà des individus qui les composent.    África Vive, dont le siège est a Buenos Aires lutte contre les  ressources rares dont dispose les membres de sa communauté , autant en Argentine qu’à l’extérieur. El Casa de la Cultura Indo-Afro-Americana (La Maison de la Culture- Indo Afro-Américaine) dont le siège se trouve à  Santa Fe, organise et participe à des congrès et rencontres internationales, et possède des publications à travers lesquelles elle divulgue le thème de la négritude en Argentine. La Sociedad de Socorros Mutuos Unión Caboverdeana dont le siège se trouve à  Dock Sur, et qui  existe depuis plus de 70 ans, el Circulo de Descendientes Caboverdeanos Cercle des Descendants Cap verdiens ) à Mar del Plata, pour n’en citer que quelques-uns. 

Une réparation historique est-elle due aux africains et à leur descendants qui vivent au pays (En Argentine)?

La Nation Argentine se doit à elle-même une révision profonde et honnête de son histoire et une analyse rigoureusement critique, des fondements idéologiques qui ont mis sur pied son désir (d’être) un pays blanc et européen.

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga

 http://www.revistalote.com.ar/nro081/resistencia.htm

Miriam Victoria Gomes est Professeure de Littérature Latino-Américaine, spécialisée dans la Littérature des pays africains de Langue portugaise, et est membre de la Chaire Ouverte des Études Américanistes de l’UBA, section des études africanistes. Elle a participé à la création et au développement d’organisations noires dans le pays et collabore avec des institutions de lutte contre la discrimination et le racisme.

Afro argentins rayés de l’histoire

23 août , 2007 at 1:27 | In Afro argentin, Discrimination, Histoire, Racisme | 1 Comment

Lucía Dominga Molina

Buenos Aires fut l’une des principales portes d’entrée par laquelle accostèrent les bateaux négriers qui avaient enlevé mes ancêtres et les vôtres de notre Mère Patrie, l’Afrique.

 Il n’y avait pas de plantations ou des mines impliquant la présence d’un grand nombre d’esclaves noirs sur le territoire représentant aujourd’hui la République d’Argentine. Cependant,   notre pays a servi de passage pour que nos ancêtres soient emmenés vers Potosí, pour la sinistre exploitation minière ou pour travailler à la Casa de la Moneda,  où on peut encore voir aujourd’hui les habitations inhumaines qu’ils occupaient dans la partie supérieure de l’édifice, connus sous le nom de “duenderas”. Beaucoup d’entre eux sont restés sur cette route en tant que servants ou pour réaliser des travaux artisanaux dans les villes fondées par les Espagnols, parmi elles, Santa Fe de la Vera Cruz, qui est l’une de plus vieilles du pays.Les chiffres donnés par les recensements coloniaux témoignent d’une présence importante d’africains en Argentine. Selon le rapport de 1778, sur un total de  210.000 habitants, au moins 80.000 étaient noirs, mulâtres et “sambos” (mélange noirs et métisses). Dans certaines villes, nous représentions 60% de la population, dans d’autres 45% ou 30% comme à  Buenos Aires selon le recensement de 1810.Les noirs sont déjà présents à Santa Fe lorsque la ville est établie pour la première fois (Santa Fe la Vieja, 1573. En témoignent les fouilles archéologiques réalisées dans des ruines découvertes par Don Agustín Zapata Gollán qui ont permis d’exhumer des pièces de céramiques extraordinaires (têtes, pipes, etc.) d’origine africaine. Dans son testament,  Doña Jerónima de Contreras, fille légitime du fondateur de Santa Fe, Don Juan de Garay, et épouse du gouverneur Hernandarias de Saavedra, déclare qu’elle possède soixante et quatre pièces de grands esclaves d’Angola, sans compter ceux qu’elle a offert au Couvent Franciscain  de Santa Fe, à Fray Juan de Buenaventura, franciscain qui l’a soutenu elle, ses filles, ses beaux-fils et ses petits enfants pendant plus de 10 ans. Au moment de leur expulsion, les Jésuites de Santa Fe possédaient plus de 700  esclaves.

À défaut de disposer d’une documentation et de recherches profondes, on a toujours dit que le nombre d’esclaves à  Santa Fe était insignifiant. Il  n y’a pas de statistiques(à ce sujet)  sur Santa Fe dans le recensement de 1778 cité plus haut, et les chiffres de 1760 qui nous semblent peu crédibles parlent de moins de 20%. Dame Lina Beck-Bernard raconte dans  ”Cinco Años en la Confederación Argentina” le malaise que provoque en chaque habitant de Santa Fe le soulèvement du Général José de Urquiza (possiblement en septembre 1852)  en ce qui a trait à la liberté des esclaves et donne une idée du nombre d’esclaves existants à une époque aussi  avancée du siècle dernier: “Dama était propriétaire jusqu’à ce matin de 30 ou 40 servants, de telle sorte que le soir, elle s’est vue obligée de travailler elle-même dans la cuisine pour préparer le repas, et c’est également le cas pour chaque propriétaire de ces granges dans lesquelles travaillaient jusqu’à 100 esclaves, qui se retrouveraient seuls et abandonnés par leurs manœuvres d’un moment à l’autre.”.

Rayés de l’histoire

Mais, tout d’un coup, comme par magie, vers la fin du XIXième siècle nous avions miraculeusement disparu, pour le bonheur de la société en général. À ce sujet, il est intéressant de lire un paragraphe du Recensement de 1895: “Bientôt, elle(L’Argentine)  n’aura qu’une population totalement unifiée, formant une nouvelle et belle race blanche, produit du contact de toutes les nations européennes fécondées sur le sol américain.”

Les historiens essaient d’expliquer la “disparition” des afro argentins en la basant sur la participation massive de ceux-ci à toutes les guerres du siècle dernier. Nos grands-parents étaient de la chair à canon pendant les invasions anglaises de 1806-1807; ils ont traversé, beaucoup d’entre eux enchaînés, les Andes pour intégrer l’Armée Libératrice de San Martín, arrivant même jusqu’ici, à Lima; ils ont participé aux innombrables guerres intestines du pays, et le coup de grâce fut sans doute la néfaste Guerre de la Triple Alliance  contre nos frères paraguayens. Trois autres causes supplémentaires sont à signaler : la forte mortalité,  versus une faible natalité, conséquence des pires conditions de vie  qu’ils subissent (il est important de rappeler l’épidémie de fièvre jaune qui a frappé Buenos Aires et particulièrement les afro argentins); la fin du trafic des esclaves stipulé par l’Assemblée de l’An XIII (même si dans les faits, l’arrivée d’africains se poursuivait. Sous le gouvernement de Don Juan Manuel de Rosas, le commerce des esclaves reprend à deux occasions  ); et finalement, on évoque le grand nombre de métissages, le manque d’hommes à cause de leur engagement dans les guerres et l’entrée d’immigrants blancs venus d’Europe. Il ne faut pas oublier le fait que de nombreuses femmes noires se sont mariées avec des blancs pour que leurs enfants aient de meilleures chances, étant donné le niveau élevé de racisme dans la société. Ces quatre causes, très logiques et très raisonnables, n’expliquent tout de même pas la pire des disparitions.  Ils nous ont rayé de l’histoire, nous n’existons pas, nous n’avons rien apporté. Nous sommes une curiosité exotique.

Il est impossible de comprendre cette réalité si on n’analyse pas le mythe de “l’Argentine Blanche”, un mythe qui se construit vers la fin du siècle dernier avec ce qu’on a appelé la “Generación del 80″ et qui présente l’œuvre de Domingo Faustino Sarmiento et Juan Bautista Alberdi comme antécédent et base idéologique .

 Le mythe de l’”Argentine blanche et européenne”Sarmiento voyait bien que les habitants de notre pays n’étaient pas blancs, mais plutôt métisses et mulâtres. Dans cette condition  ”inférieure” il crut découvrir l’origine de son  incapacité (de l’Argentine) à organiser une démocratie civile. L’immigration est le seul espoir pour l’Argentine . La pensée de Sarmiento est profondément raciste, soutient l’historien Nord américain Reid Andrews: “Même si  Sarmiento est considéré comme le père du système d’éducation argentin, il pensait que les idées et l’éclaircissement(blanchissement)ne s’apprennent pas autant qu’ils s’héritent génétiquement. L’instruction seule ne serait pas suffisante pour sortir l’Argentine de sa barbarie, il fallait qu’il y ait une réelle infusion de gènes blancs”.Alberdi, dont l’oeuvre “Base y Puntos de Partida para la Organización de la República Argentina” a eu une importance capitale dans la Constitution Nationale de 1853, toujours en vigueur, soutenait que nous les Argentins  ”Sommes des européens adaptés à la vie en  Amérique. (…) Tout ce qu’on appelle civilisation en Amérique est européen”. Il se différenciait de Sarmiento au sujet du métissage. Tandis que celui-ci s’y opposait totalement et défendait l’idée d’un développement séparé des races, Alberdi par contre souhaitait le mélange racial, “puisque les gènes blancs sont supérieurs, le mélange des races produirait une amélioration indéfinie de l’espèce humaine”.

Ces idées étaient (et le sont encore dans beaucoup de cas) partagées par l’immense majorité de la population. Cela génère  une société dans laquelle, naître  ”différent” ou avoir des habitudes “différentes” qui rompent avec l’uniformité officialisée entraîne des conséquences qui se manifestent de plusieurs manières, mais qui fondamentalement blessent l’auto estime des personnes discriminées, provoquent la honte, la timidité ou conduisent directement à l’aliénation, parce qu’on veut être ce qu’on n’est pas, et qu’on finit par n’être rien du tout..

Le stigmate de notre différence

Dans ce pays fièrement  ”européen” et prétendument “blanc”, naître avec toutes les caractéristiques et la couleur de nos ancêtres génère un stigmate qu’il faut porter comme un écriteau publicitaire qui vante notre  ”infériorité” et notre  ”dangerosité ” à mettre en échec et à questionner la  ”blancheté” transformée en mythe par notre histoire, et acceptée de manière consensuelle par la société.

Ce stigmate devient une partie de nous, mais une partie refoulée, douloureuse, quelque chose dont on (ne) peut parler.

On se rend peu à peu compte qu’on est “différent”, la brebis noire dans le troupeau, une espèce de “vilain petit canard”, que presque personne ne traite comme un être égal aux autres. Pour emprunter les mots de James Baldwin: “Les gens nous regardent comme si nous étions des zèbres. Et vous savez, il y a des gens qui ont de la sympathie pour les zèbres et d’autres non. Mais personne ne traite les zèbres comme des personnes..”

Dans la rue, on nous regarde comme une chose curieuse, étrange. Au moins, une fois par jour, une dame blonde ou un monsieur bien éduqué me demandent : Et vous, d’où venez-vous ? D’autres essaient de t’aider (répétant le schéma familier) en te traitant comme un animal de compagnie ou en te touchant les cheveux, car ils disent que  ”ça porte chance”. Le mythe sexuel est le plus traumatisant : être noire, c’est être chaude, c’est toute une garantie de plaisir érotique, quelque chose que tout le monde accepte. Lorsque j’étais plus jeune je me demandais souvent pourquoi les blanches ne montraient jamais leurs seins à la télévision, alors qu’on exhibait toujours les femmes noires et aborigènes avec leurs grosses et belles poitrines à l’air. Il faut aller chercher l’origine de ce mythe dans les viols que nos grands-mères esclaves subissaient systématiquement et en silence, non seulement dans les plantations, mais aussi dans les maisons familiales où elles travaillaient. On essaye dès lors de trouver des semblables, on cherche l’égal. Ce phénomène se produit à deux niveaux, l’un général, en se regroupant et en sympathisant avec d’autres “différents”, qui portent aussi le stigmate; et l’autre spécifique, en essayant de nous joindre à d’autres noirs, qui en général  sont seuls et abandonnés, errant aussi démunis et  désorientés que nous.
Une série de conséquence en découlent. Tout d’abord, on commence à s’informer, à se rendre compte que nous avons une identité ethnique, que nous avons une histoire à reconstruire progressivement, puisque  dans celle   “officielle” nous avons mystérieusement disparu. Sans laisser de traces.
À cela il faut ajouter le fait aggravant que généralement, nos parents, sous prétexte d’une intégration supposée nous ont transmis peu de chose ou rien du tout de cette appartenance ethnique.
À cette étape, on commence à élaborer une réflexion intellectuelle,  on commence à réconcilier notre corps et nos sensations avec notre esprit, et à prendre conscience de qui nous sommes, de ce que nous sommes.  C‘est un peu comme trouver le remède contre ce symptôme douloureux généré par le stigmate.  On peut désormais parler, dire qu’on est noir, on peut crier que nous sommes.

De là, on arrive à un troisième stade, la fierté, la récupération de l’auto estime, la cicatrisation de cette plaie ouverte et de ce malaise qui nous accompagne depuis toutes petites filles. Cette fierté, le fait de sentir que nous sommes belles, beaux, porteurs d’une culture millénaire et descendants de ces braves esclaves qui se sont toujours et sans cesse battus pour la liberté et la dignité.Tout cela entraîne la destruction du stigmate, la revalorisation de la personne même, qui va permettre l’épanouissement individuel et le plus important, aide à ne pas s’isoler dans son coin, mais à mettre en place toute une action de diffusion, de militer pour la négritude, pour pouvoir retrouver l’équilibre, pour pouvoir récupérer quand on nous dépossède et pouvoir mettre fin à la répétition du schéma, pour pouvoir par cet engagement militant acquérir un savoir, qui n’est plus seulement intellectuel, mais qui s’est transformé en un savoir plus large, qui ne reste pas seulement niché dans notre esprit, mais qui est également vivant dans chaque pore de notre peau.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga


Lucía Dominga Molina est membre de la Casa de la Cultura Indo-Afro-Americana de Santa Fe, Argentina (Maison de la Culture Indo-Afro-Am/ricaine de Santa Fe, Argentine)
Ce document est tiré de  “Afroamericanos: Buscando raíces, afirmando identidad”, serie Aportes para el Debate No. 4. (Afro américains : recherche des racines, affirmation de l’identité)http://alainet.org/active/show_text.php3?key=1006

Publié sur WordPress. | Theme: Pool by Borja Fernandez.
Entries and comments feeds.