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	<title>Noirs d'Amérique Latine &#187; AfroVénézuélien</title>
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	<description>La voix des afrodescendants</description>
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		<title>Noirs d'Amérique Latine &#187; AfroVénézuélien</title>
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		<title>Les Afro boliviens n’augmentent pas à cause de l&#8217;amour et de la fatalité</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 23:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guyzoducamer</dc:creator>
				<category><![CDATA[AfroVénézuélien]]></category>
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		<description><![CDATA[La communauté afrobolivienne souhaite réaffirmer son identité dans le pays, même si elle ne peut ignorer l’avancée du métissage. Un travail de plusieurs années lui a permis d’obtenir la reconnaissance et d’éviter qu’on appelle ses membres des nègres. Les afrodescendants boliviens souhaitent préserver leur culture.

“Quand on tombe amoureux d’une personne de culture différente, on ne [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=27&subd=afrodes&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:center;margin:0;" class="MsoNormal"><font size="3"><span class="texto"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><strong>La communauté afrobolivienne souhaite réaffirmer son identité dans le pays, même si elle ne peut ignorer l’avancée du métissage. Un travail de plusieurs années lui a permis d’obtenir la reconnaissance et d’éviter qu’on <span></span>appelle ses membres des <em>nègres</em>. Les afrodescendants boliviens souhaitent préserver leur culture.</strong></span></span></font></p>
<p><font size="3"><span class="texto"></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font></p>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal"><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“<em>Quand on tombe amoureux d’une personne de culture différente, on ne peut rien faire contre cela, c’est simplement que l’amour est là</em> ”. C’est ainsi que  <strong>Marfa Inofuentes</strong> une des leaders du <em>Mouvement Afrobolivien</em> a débuté son commentaire. </span></font></p>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/boli.jpg"><img border="0" width="180" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-boli.jpg" alt="boli" height="123" style="width:180px;height:123px;" /></a></p>
<p></span></font><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"><font size="2"><strong>Marfa Inofuentes</strong> et <strong>Jorge Medina </strong></font></p>
<p></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"><strong><font size="2">du Mouvement Afrobolivien</font></strong></p>
<p></span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">La communauté afro descendante est très inquiète , car entre décembre 2004 et le jeudi 24 septembre dernier, il y a eu jusqu’à 13 décès (en son sein), de personnes presque tous parentes des membres du Mouvement Afrobolivien. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Pour <strong>Jorge Medina</strong>, leader des hommes, la mort n’est qu’un adieu “<em>virtuel</em>”, <em>puisque le corps est enterré et l’esprit reste roder pour protéger ceux qu’il a laissés. La communauté reçoit l’esprit, par le biais du  Mauchi, une cérémonie spéciale durant laquelle des strophes sont chantées en langue africaine. Les célibataires et les enfants n’ont pas le droit d’entonner les chants, car ce sont encore de petits anges”. </em></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Au cours d’une rencontre de jeunes afrodescendants dans les <em>Yungas</em> est ressorti au grand jour un thème de grand débat, comme l’indique Marfa Inofuentes. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“<em>Une préoccupation a fait jour : le fait que nous sommes en train de disparaître, je ne sais pas pourquoi nous les femmes nous n’aimons pas les hommes noirs et eux n’aiment pas les femmes noires, si nous ne nous entendons pas mieux entre hommes et femmes afro descendantes, au bout du compte notre population va disparaître en quelques années ; mais il peut  encore y avoir un processus de conscientisation, surtout avec les jeunes</em> ”, commente-t-elle.</span><span style="color:black;font-family:Centaur;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Pour l’historien <strong>Fernando Cajías</strong> le métissage ne doit pas faire craindre la disparition. </span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/danseuse_SAYA.jpg"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-danseuse_SAYA.jpg" alt="danseuse_saya" height="100" /></a></p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><strong>Danseurs de Saya bolivienne</strong></p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“<em>Il s’agit d’un métissage dans lequel la culture forte est toujours celle afrodescendante, et non l’autre. C’est à dire que  les enfants des afrodescendants continuent de danser la saya, ils s’imposent. L’origine ne se limite pas à la couleur de la peau, c’est aussi un sentiment</em>”, affirme-t-il en rappelant une sagesse colombienne qui dit que la culture afro est propre aux gens de peau chocolat, mais aussi à ceux qui ont un cœur en chocolat. “<em>Je me considère comme quelqu’un ayant un tel cœur</em>”. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">En 1997, un dénombrement a été effectué sur plus de 90% du territoire national par la <em>Banque Interaméricaine de Développement</em> (Banco Interamericano de Desarrollo, BID). Il a révélé l’existence de 20.000 afro boliviens. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“<em>Nous pensons que nous sommes environ 32 000</em>”, indique Marfa qui se plaint que le dernier recensement ne les ait pas pris en compte. L’Institut National de Statistique a pris un engagement envers ce groupe qui réclame une place. En 2006, un recensement spécifique sur sa population sera effectué. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">La race afro descendante est dispersée dans tout le pays, mais la majeure partie d’entre eux est concentrée dans la région des Yungas, principalement à <em>Chicaloma</em>, <em>Coripata</em> et <em>Tocaña</em>. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“<em>Nous avons dans la communauté plus de jeunes, plus d’enfants et d’adultes. Nos anciens sont nos bibliothèques, mais il n’en reste désormais que très peu</em>”, raconte le leader, qui jusqu’à ses 18 ans ignorait la puissance des rythmes cadencés de la <em>saya </em>qu’il a hérité de ses ancêtres. </span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/afroboliviens.jpg"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-afroboliviens.jpg" alt="afroboliviens" height="100" /></a></p>
<p></span></font><strong><font size="2"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font></strong><strong><font size="2"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Procession religieuse lors de</p>
<p></span><span style="color:black;font-family:Centaur;">l&#8217;inauguration d&#8217;un Centre Culturel Afro</p>
<p></span></font></strong><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“<em>Peut-être que nous ne nous serions jamais unis si ce n’était pas par le biais de la musique. C’est comme ça que nous avons pu arriver o</em></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"><em>ù </em></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"><em>nous sommes, notre langage c’est la musique</em>”. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Malgré la musique, dans la région des Yungas, avant la mise sur pied du <em>Mouvement Afrobolivien</em>, il existait entre eux-mêmes une certaine distance et un rejet. “<em>Ceux du nord ne supportaient pas ceux du sud, mais par le fait de danser la saya et de sauvegarder par l’oralité des anciens, les tenues vestimentairs, les mouvements et le sens que tout cela revêt, nous nous sommes rendus compte que nous devions être unis </em>”, souligne-t-elle.</span><span style="color:black;font-family:Centaur;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Elle indique que le seul langage entre eux et les autres c’est la musique. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“Avec la musique nous nous exprimons, nous revendiquons, nous réclamons(&#8230;)”. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">En 1994 eu lieu la première rencontre des afro descendants au pays. Aujourd’hui ils cherchent à gagner des places là ou ils sont reconnus, au delà du football et de la saya afro bolivienne.</span><span style="color:black;font-family:Centaur;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><strong>Personnalités Afrodescendantes</strong> </span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Même si dans l’histoire officielle il n y a aucun héros afrodescendant, l’historien  <strong>Fernando Cajías</strong> affirme que le mulâtre <strong>Franciscote</strong> a brillé par son courage durant le processus d’indépendance de la Bolivie. Durant le XXème, personne de cette race ne se distingue, mais au sein des populations Yungas, on fait référence à <strong>Pedro Andaverez</strong> de C<em>hicalomo</em> qui aurait sauvé la vie de l’ancien maire, le général  <strong>Armando Escóbar Uría</strong>. </span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/boliviaafro.jpg"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-boliviaafro.jpg" alt="boliviaafro" height="99" /></a></p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Même si elle ne gravite pas sur la vie du pays, on peut citer la famille Pinedo. Des rêves de liberté et de reconnaissance sociale ont germé au sein d’elle. Comme élément de la tradition africaine a surgi le <strong>roi Bonifacio Pinedo</strong>, dont <strong>Julio Pinedo</strong> a hérité du trône. Son fils lui sucédera. Le catéchiste de Tocaña <strong>Luis Inofuentes</strong> se distingue également. Les footballeurs comme les frères <strong>Iriondo</strong>, ainsi que <strong>Castillo</strong>, <strong>Natalio Flores</strong> ou encore <strong>Demetrio Angola</strong> ont quand à eux obtenu une reconnaissance au niveau national. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Les afro descendants </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"><span></span>réclament de plus la paternité du Yungueñito(1). Ils décrivent le long processus par lequel l’alcool, la cannelle et la sultanine deviennent élixir. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">L&#8217;historien Fernando Cajías distingue quatre périodes dans l&#8217;histoire de la race afro bolivienne. L&#8217;arrivée dans la Colonie, jusqu&#8217;à la Guerre d&#8217;Indépendance, durant laquelle la figure du caudillo mulâtre Franciscote se distingue. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">La seconde étape, avec <strong>Bolivar</strong> qui avec la Constitution Politique de 1825 établit la liberté des esclaves, cependant cette liberté tarde à se matérialiser, et 20 ans après le discours, le gouvernement <strong>Manuel Isidoro Belzu</strong> instaure la liberté (effective) des esclaves </span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/saya.jpg"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-saya.jpg" alt="saya" height="99" /></a></p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Danseuses de Saya</p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">“À<em> partir de ce moment, la population noire se déplace dans les  Yungas et change de condition (sociale), en passant du statut d’esclave à celui d’ouvrier (agricole)”,</em> indique  Cajías. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">L’avènement de la Réforme Agraire a transformé les afroboliviens en propriétaires de petites propriétés de particulièrement de plantations de coca. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;">Pour Cajías, l&#8217;étape actuelle correspond à la quatrième période, marqué par la diaspora, la migration dans les villes  à la recherche du travail et de l&#8217;éducation. </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></font><span style="color:black;font-family:Centaur;"><font size="3">“<em>La plus grande caractéristique de cette période c’est l’émergence de la prise de conscience de la culture afro. Le Mouvement permet une auto affirmation de sa race</em>”.</font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Centaur;"><font size="3">Traduit de l&#8217;Espagnol par <strong>Guy Everard Mbarga</strong></font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Centaur;"><a href="http://www.la-razon.com/Versiones/20051002_005317/nota_250_208240.htm"><u><font color="#660000">http://www.la-razon.com/Versiones/20051002_005317/nota_250_208240.htm</font></u></a></span><span style="color:black;font-family:Centaur;"> </span><span style="color:black;font-family:Centaur;"></span></p>
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