Afromexicains , oubliés et discriminés…
24 août , 2007 at 12:05 | In AfroMexicain, Culture, Discrimination, Histoire, Législation, Politique, Racisme, Revendications, Société, Économie | Leave a Comment![]() |
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Chris Kraul y Reed Johnson México, México. Une série de timbres postaux récemment émise et représentant un personnage populaire noir avec les lèvres exagérément volumineuses – issu d’une ancienne revue de bandes dessinées – a relancé une controverse au sujet des comportements raciaux au Mexique, six semaines après que le Président Vicente Fox se soit vu obligé de présenter ses excuses pour les observations qu’il avait faites et qui furent interprétés comme offensantes pour les noirs américains
Les cinq nouveaux timbres représentent un personnage de bande dessinée appelé Memín Pinguín, un gamin de ville grivois qui vit grâce à son génie et son courage, qui fut l’un des personnages de bande dessinée mexicaine les plus vendus. Créé par Yolanda Vargas Dulche en 1947, le personnage reste très connu, même si sa popularité a atteint les sommets dans les années cinquante et soixante. Un jour après l’émission des timbres, une grande agitation s’est faite ressentir lorsque des groupes de droits civils et de personnalités afro-mexicaines, y compris le chanteur pop Johnny Laboriel, affirmèrent que les images étaient scandaleuses.
Johnny Laboriel, Rocker afromexicain “Bien sûr que les gens vont être offensés par la caricature“, a indiqué Laboriel ce mercredi. “L’idée de publier ce timbre postal est une grande stupidité.Ils le font sans penser aux conséquences“. Gustavo Islas, directeur du service postaux du Mexique, a souligné que les timbres ont une valeur nostalgique. Nous n’avons aucune intention de les retirer de la circulation. “Quiconque considère ce personnage comme quelque chose d’offensant regarde les choses de manière totalement trompeuses”, a indiqué Islas, ajoutant que le personnage de bande dessinée est “un bon personnage sans que l’on donne une importance à la couleur de la peau“. Le ministère des Affaires extérieures a publié une déclaration indiquant que personne ne devait se sentir offensé, “de la même façon que Speedy González n’a jamais été interprété de manière raciale par les mexicains, du fait qu’il est un personnage de bande dessinée“, peut on lire dans la déclaration. Cette trainée de poudre se produit à la suite de l’indignation provoquée par les observations de Vicente Fox au milieu du mois de mai selon lesquelles les émigrants mexicains prennent des emplois que “même les noirs ne veulent pas faire aux Etats-Unis “. Fox a passé de nombreux jours à expliquer et à finalement s’excuser pour les “sentiments qu’il a pu blesser“. Il le fit personnellement devant le révérend Jesse Jackson, qui a rendu visite à Fox dans sa résidence officielle, Los Pinos, le 18 mai. Mercredi soir par téléphone, à Little Rock, Arkansas, Jackson a indiqué qu’il pensait que le “type zambo*” du timbre était humiliant et”de plusieurs façons pire que ce qu’avait dit le président Fox le mois dernier“. “J’ai appelé l’ambassadeur mexicain à Washington et je lui ai demandé d’appeler le président Fox et j’ai demandé qu’il présente des excuses et fasse retirer le timbre du marché‘, a indiqué Jackson. Le timbre oblige à présent le Mexique à réexaminer un problème qui reste normalement souterrain. Nombreux sont eux qui ici et ailleurs en Amérique Latine disent que leurs sociétés sont plus classistes que racistes pour expliquer la discrimination que subissent les indigènes et les noirs. L’argent et l’histoire familiale, selon eux, sont les véritables marqueurs sociaux. Mais de nombreux spécialistes de la société disent que les mexicains ayant la peau claire et d’origine européenne sont généralement avantagés dans la lutte pour l’emploi, l’ascension sociale, l’éducation et autres services publics. Il n’est pas fréquent que les pages de sociétés des journaux locaux présentent des mexicains noirs, et les indiens apparaissent rarement dans les programmes de télévision. “La société mexicaine est fondamentalement raciste et classiste“, affirme Guadalipe Loaeza, chroniqueuse dans un journal local. “La couleur de ta peau est la classe qui ouvre ou ferme les portes. Plus claire est la couleur de ta peau, plus de portes s’ouvrent pour toi“. Le racisme s’étend aux choix politiques, ajoute-t-elle. On pense que de nombreux mexicains de classe moyenne haute voteront contre le candidat à la présidence et maire de la ville de México, Andrés Manuel López Obrador, du Parti de la Révolution Démocratique, car il est partiellement indigène et de peau basanée, indique Loaeza. Ce groupe de votants a tendance à appuyer Santiago Creel, du Parti de l’action Nationale, car il a la peau claire et les yeux bleus. Le racisme est une des multiples formes de discrimination qui existent au Mexique, comme l’indique une enquête publiée le mois dernier par le secrétariat fédéral due développement social. Il est indiqué que 80 pour cent des mexicains, parmi eux des femmes, des enfants, des indiens et des invalides et des personnes âgées souffrent d’une forme quelconque de discrimination. Au Mexique, le problème du racisme s’exprime souvent contre les indigènes qui reçoivent le pire traitement de “mille façons différentes“, affirme Loaeza. La discrimination anti-noire devrait être située dans un “contexte mexicain“, car l’histoire du pays est très différente de celle des Etats-Unis, indique le professeur Sagrario Cruz, de l’Université de Veracruz. “Il n y a pas eu au Mexique une lutte pour les droits civils“, indique Cruz. “Il n’existe pas une conscience d’être noir. La majorité des noirs mexicains ne se pensent même pas comme noirs‘. Cependant José Luis Gutiérrez Espíndola, du Consejo Nacional de Prevención de la Discriminación(Conseil National de la Prévention de la discrimination) affirme que de nombreux mexicains noirs se sentent marginalisés. Les noirs sont plus pauvres et reçoivent moins d’éducation et de services sociaux que tout autre groupe démographique mexicain, indique-t-il. “Ils ne se sentent pas intégrés au pays”. Gregory Rodríguez, un écrivain de Los Angeles qui est en train de réaliser une étude pour un livre sur la manière dont le passé du Mexique peut façonner le futur des Etats-Unis affirme que le Mexique est une incongruité raciale qui a évolué pendant cinq siècles, sans trouver de solutions un grand nombre de tensions qui la touchent. “Le Mexique n’est pas confortable quand vient le temps de traiter de son propre héritage blanc et métisse, encore moins de son héritage noir “, indique Rodríguez. Les sentiments que l’on retrouve au Mexique par rapport à son héritage noir, selon Rodríguez, peut être perçus à travers les descriptions artistiques de ses héros nationaux, comme, José María Morelos, un des chefs lors de la Guerre d’indépendance mexicaine. Sur certaines peintures et sculptures, Morelos, qui était partiellement noir est représenté avec la peau foncé et le cheveu bouclé .Sur d’autres, il a la peau claire et semble plus européen.
José María Morelos (1)
José María Morelos (2) La sociologue Luisa Strickland indique que les noirs mexicains -dont les ancêtres en majorité entrèrent au pays il y a des siècles par la ville portuaire de Veracruz, pour y travailler en tant que journaliers dans les plantations de sucre – sont “le peuple oublié et invisible” du Mexique. Les états de Veracruz et de Guerrero sont toujours les centres de concentration de la population noire et mulâtresse du Mexique, estimée à un peu plus de 1 million parmi les 105 millions de personnes que compte le pays. Presque 12 millions de mexicains sont indigènes. Les noirs de Veracruz selon Cruz dont fiers de leur origine, et particulièrement du chef des esclaves africains Gaspar Yanga, qui organisa une révolte à la fin du 16ième siècle et début du 17ième. Cette révolte se termina par l’établissement de Yanga, la première ville des noirs libres d’Amérique.
Gaspar Yanga Le Mexique a aboli l’esclavage en 1829, plus de trois décennies avant les États-Unis. Mais, malgré le fait que le racisme anti-noir soit interdit par la loi mexicaine, selon Cruz, la discrimination continue d’être évidente dans la culture populaire. “Il suffit de regarder la télévision mexicaine et de voir les types de personnes qui apparaissent à l’écran. Ils sont blonds aux yeux bleus. Beaucoup de mexicains ne savent même pas que nous avons une importante population noire“, indique Cruz. Le directeur des services postaux Islas a insisté sur le fait que les timbres servaient à commémorer un personnage culturel apprécié. “Dans le courrier, il n y a pas de races, il n y a pas de couleur, il n y a pas de position sociale”, indique t-il. “Il s’agit simplement d’un excellent service qui achemine des lettres dans les endroits les plus éloignés” ©los angeles times Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga Zambo : Adj, Américanisme, se dit d’une personne : fils-fille d’un noir et d’un(e) indien(ne). http://www.rebelion.org/ddhh/negras170601.htm |
L’histoire extraodinaire des “quilombos” du Surinam (deuxième partie)
23 août , 2007 at 2:30 | In Aluku, Culture, Djuka, Histoire, Kwinti, Législation, Matawa, Paramaka, Quilombos, Rebellion, Saramaca | Leave a CommentExécutés dans des genres musicaux Saramacca variés, on peut trouver des paroles de chansons qui préservent la mémoire précise des prouesses de leur héros fondateurs et en même temps, racontent l’aide apportée par leurs esprits protecteurs pour qu’ils obtiennent la liberté. Voici un chant sacré, de circulation restreinte et entonné en langue ésotérique apuku (terme qui provient probablement de l’expression quimbundo Ampungu, un des noms donné au grand Dieu, Zambi Ampungu, également connu au Brésil), en souvenir d’Avako (Ayako): Luhéim o banángoma hési é Lukéin o banángoma hési é Kwasímukámba tjai Kimámba Lukéin était le terme utilisé pour (désigner) le dieu protecteur de Sêei, qui l’avait aidé à se diriger vers Ayakô; banángoma est le terme apuku pour désigner une personne de peau noire (le mot commun utilisé par les saramacá est nengé); et kibámba est le terme apuku pour les blancs ou les étrangers, c’est-à-dire quiconque n’est pas Saramaca (le terme ordinaire est bakáa); et hési vient de l’anglais haste, vite. Quant à Kwasímukámba, ou simplement Kwasí, il fut le traitre le plus fameux de l’histoire saramacá; noir africain, il travaillait pour les blancs et fut responsable de la destruction d’un certains nombres de quilombolas; le texte relate un épisode, qui se produisit lors de l’une de ses multiples infiltrations dans le refuge saramacá, avec pour objectif d’assassiner Ayakô, fondateur de la nation. Voici une traduction approximative de ce récit : Vite, noir Ayako, vite! Kwasímukámba amène les blancs, Kwasimukamba arrive avec les hommes blancs. On retrouve également ce mot kibamba, d’origine quimbundo, dans des textes rituels afro-brésiliens, sous la forme quibamba, signifiant également l’homme blanc esclavagiste. C’est sous cette forme qu’on le retrouve dans le chant suivant, qui a une fonction rituelle cathartique, des Congos de Pombal, à Paraíba, comme l’a noté Roberto Benjamin (1977): Quibamba virou mandou me chamar Eu mandei dizer que não ia lá Qui tava rufando com meu maracá Les saramacas conservent encore des chants entonnés pour la première fois en 1762, à Sentéa, lorsqu’ils commémorèrent la fin des luttes et la paix obtenue. Voici comment le vieux Tebini, une des grandes mémoires vivantes de son peuple, décrit les évènements tels qu’ils se sont déroulés lors de la signature du Traité de paix: “Quand nous sommes arrivés au terme de la rencontre avec les blancs, hé bien, nous avons finalement dit Oui. Après qu’on ait dit oui, tous ceux qui étaient présents ont battus des palmes, solennellement et ensemble, bolobolo, puis, le silence s’est imposé [un signe d’action de grâce ou de prière]. Là on a chanté: Kibénde Kibénde o -Tjimbati kóa – Anabéensu o”
Art des Marrons de la région Surrinam- Guyane
Tebini explique ici le sens général de la chanson. Tjimba était l’apuku (esprit de la forêt) qui a aidé le clan Matjau durant les batailles contre les blancs. Alors:” Le coeur de Tjimba est froid (reposé); La guerre est terminée. Le bonheur reviendra; Le sang des hommes ne doit plus couler.” Au cas où l’introduction dans ce contexte d’un chant des Congadas(2) du Brésil paraitrait forcée pour certains, il faut préciser que la connexion culturelle entre les saramacas et les brésiliens doit remonter premièrement à l’Afrique d’où ils furent vendus comme esclaves (surtout parmi les peuples bantous) et conduits au Brésil et en Guyane hollandaise. Au delà de cette relation plus évidente et générale, il est probable qu’une partie des brésiliens (particulièrement les bahianais) soit parente des Saramacás. En fait, les plus de deux cents juifs portugais qui se sont exilés au Surinam au XVIIème siècle (auxquels appartenaient les plantations desquelles les noirs qui fondèrent la nation Saramaca s’étaient enfuis), emportèrent avec eux tous leurs biens, ce qui veut dire en d’autres mots qu’ils doivent avoir également amené avec eux certains de leurs esclaves, lesquels pourraient avoir dû laisser une partie de leurs parents au Brésil. Cela s’est produit en 1660, à une époque où les deux pays connaissaient un peuplement faible. Ainsi, la connexion linguistique (et symbolique, évidemment, puisque la symbolique de l’homme blanc est centrale dans la majorité des formes culturelles traditionnelles afro-américaines) n’est que l’ infime élément, le plus concret de la forte probabilité que de nombreux brésiliens et saramacas d’aujourd’hui ont des descendants communs.
Durant les années soixante du présent siècle, les Saramaca ont connu leur plus grande crise politique et sociale depuis les difficiles temps des guerres de libération, lorsqu’ils ont dû survivre cachés au milieu de la forêt et inventer avec difficulté des schémas d’adaptations à cet écosystème inconnu et en comptant sur une aide peu importante des indiens. Au nom d’une notion purement économiste et capitaliste de modernisation et de développement, le gouvernement colonial a envahi la moitié du territoire traditionnel saramacá en construisant un barrage pour fournir de l’électricité moins chère à l’entreprise d’exploitation minière Alcoa. Des dizaines de villages et de monuments historiques, conservés depuis la formation même de la Nation au XVIIème siècle ont alors été recouvertes par les eaux. Six milles personnes furent forcées d’abandonner leurs maisons et les changer pour des villas construites par le gouvernement pour leur relogement.
Pour que l’on ait une idée du degré d’isolement, et du niveau radical d’altérité conséquent atteint par les noirs de la jungle Surinamaise, voici un évènement qui s’est produit durant mon séjour dans la région lointaine de Langu, au-delà des grandes cacaoyères du Fleuve Surinam où sont probablement localisées les communautés noires les plus éloignées de tout le Nouveau Monde.
Alors que nous étions à environ deux kilomètres de la première communauté de la région, ma collègue Terry Agerkop et moi avons rencontré de petites pirogues qui venaient nous recevoir et dans lesquelles se trouvaient quelques gamins. Lorsqu’ils nous aperçurent, ils entrèrent dans une panique totale, en criant désespérément et en demandant à leurs parents de s’éloigner de notre barque.
En fait, le diable leur est décrit sous la forme d’un homme blanc – la punition commune que l’on donne aux gamins qui se comportent mal est la menace de les livrer à un homme blanc. Et nous étions certainement les premiers hommes de cette couleur qu’ils voyaient dans leur vie, puisque cela faisait dix ans qu’ils avaient reçu la dernière visite d’un homme blanc dans cette région éloignée de notre continent.
Aujourd’hui, Langu est peut-être toujours autant ou même plus isolé qu’il y a quinze ans à cause d’une série de crises institutionnelles, politiques et économiques qui a secoué l’État Surinamais au cours de la dernière décennie, qui a également affecté les noirs de la jungle. Un mouvement de guérilla mené par le djuka Roni Brunswijk à la fin des années 80 obligea quelques milliers de saramacas, djukas, mattawais, et d’autres à trouver refuge en Guyane française voisine. D’aucune manière le Nouveau Monde n’a connu quelque chose de pareil à la saga des noirs du Surinam, en termes de conquête de liberté et de reconstruction d’une dignité sur des bases qui leur appartenaient totalement.
Congada : Danse par laquelle on met en scène le couronnement d’un roi du Congo.
Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga
http://hemi.nyu.edu/course-rio/perfconq04/materials/text/carvalho.html
NOIR, MEXICAIN ET INVISIBLE
23 août , 2007 at 2:26 | In AfroMexicain, Discrimination, Histoire, Législation | Leave a CommentLula N’zinga Strickland
Les données historiques et statistiques concernant les mexicains Afrodescendants et vivant au Mexique ne sont pas répertoriées dans les registres des recensements qui ont eu lieu au cours de l’histoire. Il n’est pas fait mention des noirs mexicains, en tant que groupe homogène dans l’histoire mexicaine, au point à tel point que de nombreux mexicains disent que ceux-ci n’existent pas.
Les mexicains se définissent comme étant des indiens ou des métisses (un mélange européen et autochtone). Ou ceux qu’on appelle Latinos, et rien d’autre. Depuis que l’Espagne a colonisé le Mexique en 1500 et presque exterminé les autochtones indiens, certains osent dire que le Mexique est un pays espagnol. Les noirs sont très rarement associés à l’histoire de cette terre.
Cependant, 9% de sa population est Afro-Mexicaine, sur un total qui oscille autour de 90 millions d’habitants.De nos jours, les noirs habitent dans chaque coin de la planète et constituent la base de nombreuses civilisations, Mais pour quelles raisons ceux parmi eux qui sont nés au Mexique manquent-ils de considération, pourquoi sont-ils marginalisés et relégués à la quasi invisibilité ? Dans une entrevue accordée par deux institutrices noires d’une école de Guerrero, au Mexique, celles-ci nous disent que l’histoire ne donne pas une image juste des noirs ; ils sont présentés comme des ivrognes, des bouffons et ils sont habituellement dénigrés pour la couleur de leur peau.
Et comble de malheur, ils se retrouvent au bas de l’échelle sociale comme l’indien. Les deux éducatrices interviewés m’ont indiqué que de nombreux noirs rejettent leur descendance noire.
Que s’est-il passé? La réponse est souvent la même que pour les autres africains esclavisés, emmenés dans le Nouveau Monde et vendus aux enchères. Il y a cependant une différence particulière au Mexique. 
Belle maman Afromexicaine
Ted Vincent relate dans son œuvre “Afro-Mexico” que depuis la guerre d’indépendance faite à l’Espagne en 1800, un général non espagnol avait négocié le “plan des trois garanties.” (plan de trés garantías).
La première était la garantie de l’indépendance, et la deuxième et la troisième étaient la garantie de protection de l’église, de la position économique des nantis, et de l’équité sociale pour la majorité des noirs. Plus tard, le premier Congrès du Mexique a transformé la clause d’équité en une clause de prohibition (interdiction), celle de mentionner la race ou les données historiques de l’église dans les documents officiels de l’État. Comme conséquence, le fait ethnique fut rayé des données historiques présentes et futures. Cette Loi importante reste en vigueur de nos jours. Vicent indique qu’un recensement incluant les différents groupes ethniques n’a pas été effectué depuis 1930.
Les africains capturés et emmenés en Amérique en tant qu’esclaves sont arrivés au Mexique en 1500 avec les espagnols pour travailler avec les indiens, proches de l’extermination, en tant que constructeurs, esclaves dans les mines d’argent et les immenses plantations de canne à sucre.
Comme nous indique le renommé Vicent, 300 000 à 500 000 africains furent emmenés au Mexique durant cette époque, et plus tard, plus de 100,000 esclaves furent importés des Philippines, de Bornéo, de la Nouvelle Guinée, de Malaisie et de Chine. Il en résulte une grande population non espagnole qui constitue désormais une part très importante de la société.
Certains noirs connaissent bien leur histoire. Elle importe peu pour d’autres. Certains racontent que leurs ancêtres sont arrivés sur ces côtes avec Hernán Cortes en 1519 ou avec les conquistadors espagnols en 1521.
La ville de Veracruz dans le Golfe du Mexique était le port d’entrée du commerce des esclaves durant le XVIème siècle, et comme conséquence de ce vil trafic, de nombreux descendants africains se trouvent dispersés dans la région.
En 1609, un militant du nom de Gaspar Yanga s’échappa des griffes l’esclavage et développa sa communauté de noirs marron dans les montagnes de VeraCruz. Les habitants de la localité ont élevé une statue en son honneur et ont mis sur pied un “festival annuel de Yanga” pour rappeler sa victoire dans la lutte pour la liberté de sa communauté.
Un autre grand nombre d’Afro-Mexicains vit regroupé sur la Côte du Pacifique Mexicain dans des hameaux construits il y a 300 ans. Sur la “Costa Chica“, dans des États tels que Guerrero et Morelos vivent également de nombreux afro descendants. Au cours des siècles, ils se sont mélangés avec les races indigènes (qui ont également été violemment discriminés) et ont formé de nombreuses nouvelles communautés. Par conséquent, l’Africain et l’Indien sont désormais membres de la même famille, comme le sont tous ceux de la diaspora.
De nombreux vestiges de la culture noire sont si forts qu’en plus de la couleur évidente de la peau pour certains et les traits de terre mère, l’écho de l’Afrique reste vivace dans la culture de l’Afro-Mexicain. Plusieurs éducateurs ont décidé de mentionner l’histoire des noirs dans en les salles de classe dans les régions où le fait négroïde est présent comme Cuajinicuilapa, Guerrero. On envisage la construction d’un centre culturel dédié à l’expérience Afro-Mexicaine.
Les mexicains Noirs sont identifiés sur la scène mondiale et leurs histoires sont promues sur toute la planète. Des chercheurs et certaines organisations y contribuent. Avec la pauvreté rampante, de plus en plus de noirs émigrent vers les États-Unis, même si beaucoup d’entre eux ont longtemps résidé en Californie.
Leur participation à la construction du Mexique a été supprimée des textes, leurs ancêtres africains ne sont pas mentionnés et leur culture unique a été promulgué exclusivement mexicaine par l’élite au pouvoir.
Leurs héros noirs tels que le président Vicente Guerrero au 19ième siècle (c’est lui qui aboli l’esclavage en 1829) n’est pas identifié comme tel dans l’histoire, ni dans les textes scolaires, le fameux “corrido” chanté par les muletiers noirs n’est pas identifié comme musique et danse orale traditionnelle africaine Les racines africaines de La Dansa del Diablo, (La Danse du diable) ne sont pas mentionnées. Malheureusement, la liste des omissions est interminable.
Mais, à présent, certains noirs-mexicains se réveillent peu à peu, et réclament fièrement leur ethnicité africaine, tout comme leur héritage mexicain..
Pour la première fois de l’histoire, ceux qui se trouvent sur la côte du Pacifique se sont réunis en 1997 et 1998 pour participer à la conférence intitulée “La Convention des Peuples Noirs.” En plus de discuter de leur héritage avec un professeur venu du Congo, ils évoquèrent également leur statut social et les problèmes qu’ils rencontrent dans le Mexique d’aujourd’hui. 
Têtes Olmèques aux traits africains
Il ne faut pas non plus oublier que des historiens comme le Dr. Ivan Van Sertima raconte que des voyageurs africains sont arrivés au Mexique en tant que explorateurs durant l’antiquité et avaient noué des relations avec la population native des lieux comme par exemple les Olmèques. Il met un accent particulier sur les fameuses têtes aux traits africains taillées dans la roche, découvertes dans la région de Veracruz. Ainsi, les mexicains invisibles deviennent peu à peu visibles, malgré la repression de la culture dominante la répression de la culture dominante.
Malgré la négation de leur existence en tant que groupe autonome par le gouvernement et leur auto-négation, les Afro-Mexicains réclament peu à peu leur place dans l’histoire du Monde. Comme d’autres africains de la diaspora, ceux du Mexique ont déclenché le mouvement vers la reconnaissance et le respect dans leur pays natal.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
http://www.etnianegrapanama.org/comentarios.html
Petits Afro-mexicains
Afro uruguayens : le génocide indirect
23 août , 2007 at 2:19 | In Afro uruguayens, Discrimination, Démographie, Histoire, Législation, Racisme | Leave a CommentPar le sociologue et écrivain Rafael Bayce La discrimination sociale et économique a provoqué la baisse du nombre d’afro uruguayens. Il s’agit, soutient Rafael Bayce dans cet article, d’un génocide indirect peu étudié, qui non seulement n’est pas facile à comprendre, mais dont les responsabilités historiques sont difficiles à attribuer-établir, comme c’est le cas en ce qui concerne le massacre des derniers indiens charruas par Bernabé Rivera Démographiquement, le premier noir arrivé en Amérique a débarqué lors du deuxième voyage de Colomb. La première expérience de déportation des noirs en tant que main d’œuvre peu chère dans ce continent date de 1510, la première autorisation formelle de le faire remonte à 1532. On se demande encore si les premiers noirs à débarquer sur le Río de la Plata (Fleuve d’Argent) furent introduits par Hernandarias (qui les inclut dans son testament) ou avec l’expédition de Juan Ortiz de Zárate. Dans tous les, ce fut avant le premier quart du XVIIème siècle. On sait par contre de façon certaine qu’un esclave du nom de Gregorio était crieur public deux ans après la fondation de Montevideo en 1728. Jusqu’à 1738, il n’y avait que des esclaves introduits à titre personnel par leurs maîtres. Mais, au cours de cette même année, le Conseil Municipal de la ville de Montevideo demande l’introduction d’une main d’œuvre guinéenne, qui arrive dans un navire de Thomas Navarro en 1743. Ce flux africain fait que le recensement de Viana en 1751 a Montevideo indique la présence de presque 15% d’esclaves noirs sur le total de la population qui est de 939 résidents (141). L’introduction des noirs ne fut pas très importante jusqu’à 1595, sous le régime juridique des “licencias” (licences), permis d’introduction payants qui n’obligeaient pas (leurs détenteurs) à l’introduction effective et qui pouvaient être renégociées. La substitution progressive des licences par les “asientos” *(établissement, installation) (1595-1787), augmenta l’arrivée des contingents de noirs, car le permis obligeait que l’introduction de cette main d’œuvre soit effective. Même s’il y’eut exista toujours une importation clandestine, en plus de celle autorisée, l’entrée massive des noirs prend une grande ampleur avec les “capitulaciones” qui négocient l’introduction en très grand nombre des esclaves, dont le trafic est désormais libre et exempt d’impôts (1787-1812). Au milieu de ce mouvement croissant d’introduction des esclaves, auquel les espagnols participeront tardivement et faiblement, Montevideo a le monopole de l’introduction des noirs par le Río de la Plata suite aux dispositions royales de 1789, 1791, 1801 et 1809. Les conséquences démographiques ne se font pas attendre. Le Recensement de Montevideo effectué 1805 indique 3.114 noirs sur une population de 9.359 habitants. Les noirs qui représentaient 15% des habitants de la population de Montevideo en 1751 passent désormais à 33% en 1805. Mais 1813 marque la fin de la période de floraison démographique des noirs à Montevideo, et ils sont désormais 14.000 sur les 21.000 résidents, soit 66% de la population.
En somme, démographiquement, les noirs, de 1751 à 1813, c’est-à-dire en 62 ans, multiplient par plus de quatre leur représentation en pourcentage dans la population de Montevideo. Leur contingent est multiplié par cent en nombre absolu à Montevideo dont la population est multipliée par 25 durant cette période. Une recherche devrait alors être entreprise pour répondre à la question suivante : comment Montevideo a-t-elle alors réussi à réduire, 150 ans plus tard, le contingent de noirs, le faisant passer de 66% de la population à un pourcentage inférieur de 10% ? L’explication se trouve certainement à la fois dans l’immigration massive européenne, la ghettoïsation et la discrimination sociale et économique. Il s’agit en fin de compte d’un génocide indirect peu étudié, qui non seulement n’est pas facile à comprendre, mais dont les responsabilités historiques sont difficiles à établir, comme c’est le cas en ce qui concerne le massacre des derniers indiens charruas par Bernabé Rivera. ABOLITION ET DISCRIMINATION Mais la croissance démographique initiale était accompagnée d’une crainte elle aussi croissante du nombre de noirs – et évidemment d’une rébellion potentielle – (le fantasme de Espartaco) et d’une stigmatisation morale et sociale ethnocentrique. Les licences nouvellement établies, sont ainsi temporairement interdites en 1550, car on craignait que les coutumes et la morale soient affectées par la religion et les danses africaines. Un fait assez proche allait se produire à Montevideo dans les années 80 alors que l’autorisation pour la construction d’un monument à Iemanjá* dormait dans les bureaux gouvernementaux. La discrimination socioculturelle (au départ conçue pour isoler les contingents malades et infestés a cause des conditions inhumaines d’entassement et d’hygiène des bateaux négriers) se manifeste par la fondation, dans ce qui est aujourd’hui Capurro, du premier ghetto noir alors appelé Caserío de los Negros. (Hameau des Noirs) La discrimination socio culturelle prenait dans ce cadre une forme symbolique et favorisa la discrimination économique qui a reproduit le cercle vicieux de la pauvreté et plus tard celui de la marginalisation. Cependant, la paupérisation, la marginalisation et l’alimentation du cercle vicieux de la pauvreté vont de paire avec la conquête des égalités formelles et l’admission de traits culturels propres aux noirs (ce qui laisse croire à leur acceptation socioculturelle.) En effet les danses, les rythmes et rencontres des “nations” afro uruguayennes se réduisent à des évènements extra-muros ou circonscrits aux ghettos urbains qui ont succédé au Caserío de Capurro (comme le Barrio Sur et Palermo…). Les célébrations rituelles sont dépourvues de leur religiosité et transformées en contribution exotique à l’inversion feinte des hiérarchies sociales consacrée par le Carnaval. C’est dans ce contexte de marginalisation, de génocide indirect et de pseudo acceptation culturelle que la Constitution de 1830, la première de l’Uruguay indépendante consacre la liberté des ventres. En 1842, arrivera l’abolition de l’esclavage par le gouvernement Colorado (nom d’un parti politique), qui sera confirmé en 1846 par le gouvernement Blanco (autre parti politique important en Uruguay). Les deux grands partis traditionnels uruguayens éliminent l’esclavage avec une précocité honorable, comparé au reste du monde. Mais dans le même temps ils discriminent, ghettoïsent, alimentent le cercle vicieux de la pauvreté noire, feignent l’acceptation culturelle en la transformant en exotisme et en ne permettant aux noirs de briller que dans un cadre social secondaire (joueurs de football oui, boxeurs également; ministres, médecins et avocats, non). Pour ces raisons, nous devons célébrer avec réserves l’abolition de l’esclavage; qui est important en tant que fait idéologique, mais qui dans les faits elle a fait de l’ombre a la discrimination, la ghettoïsation, la paupérisation et au génocide massif indirect.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
Iemanjá* : divinité africaine Yoruba, très présente dans les cultes des afro descendants d’Amérique Latine, notamment au Brésil.
http://www.chasque.apc.org/armando/nuestraumbanda/ediciones/b3/afrouruguay.htm
Le combat des Afrovénézuéliens pour une meilleure image
23 août , 2007 at 2:04 | In Afrovénézuéliens, Législation, Revendications | Leave a Comment Lorena Gonzalez – Caracas
ABN 01/04/2006

Afrovénézuéliennes
La commémoration du 152ième anniversaire de l’abolition de l’esclavage au Vénézuela le 24 mars dernier a permis de démontrer que les luttes des afrodescendants sont en pleine ébullition. La marche organisée ce jour là par la Fondation Bolivarienne pour les Peuples d’Afrique au Vénézuela, l’Association Bénéfica pour la Communauté Africaine au Vénézuela, la coopérative audiovisuelle Africaracas et le Collectif Yo y Yo est partie de la place Bolivar jusqu’au Panthéon National. Les participants ont parlé une fois de plus de la révision du préambule de la Constitution pour inclure-et par là même reconnaitre – les contributions morales, politiques, religieuses et technologiques des afro descendants à la culture vénézuélienne.
Le président de la fondation Afroamérica, Jesús «Chucho» García, explique que le Réseau des Organisations Afro vénézuéliennes fait la promotion de cette proposition depuis l’année 2000. «Quand on parcourt le préambule de notre Constitution, il parle de l’héroïsme et du sacrifice des indigènes et des libérateurs, mais il ne dit rien sur les afro descendants, qui constituaient 10% de la population en 1810 et furent utilisés comme chair à canon pour l’indépendance», affirme-t-il. Selon le président d’Africaracas, Milco Chacoa, coopérative qui s’occupe de divulguer l’héritage culturel de la tradition africaine, ce plus de visibilité est nécessaire car l’omission «peut être une forme de racisme». Il indique que l’objectif visé n’est pas seulement celui de la modification de la préface constitutionnelle, mais aussi l’inclusion d’un article «dans lequel le Vénézuéla reconnait les contributions morales, sociales et politiques des afrodescendants», ainsi que le vote d’une loi contre le racisme et la discrimination. Concernant cette réglementation, Chacoa explique qu’elle doit être large pour pouvoir prendre en compte tous les groupes qui de toute manière sont marginalisés socialement, que ce soit pour la couleur de peau ou pour tout autre trait physique. Le délai de deux ans que l’Organisation des Nations Unies (ONU) a donné au Venezuela pour entreprendre la réforme constitutionnelle a commencé à courir en 2005. “Par A ou par B, cela se fera“, souligne le président de la fondation Afroamérica. García admet que la réussite de ce projet dépend de la volonté politique de l’Assemblée Nationale. Cependant, il considère que la pression externe de l’organisation internationale est plus décisive.
Selon lui, la législation vénézuélienne a quelque chose à rattraper vis-à -vis de la population afro descendante, surtout si l’on tient compte du fait que la Colombie, le Brésil, le Nicaragua, le Pérou et l’Équateur disposent déjà de lois antidiscriminatoires ou revendicatrices des origines africaines.Mais le point de vue légal n’est qu’un de six axes tracés par le Réseau des Organisations Afrovenezuéliennes pour placer le sujet de l’afro descendance au centre des politiques de l’État vénézuélien. Les points suivants complètent la liste : effectuer un recensement des afrodescendants, modifier le programme d’Éducation de Base et Supérieure, exécuter le plan d’action de la Conférence Universelle Contre le Racisme qui s’est tenue en 2001 à Durban, Afrique du Sud, et créer des espaces publiques qui canalisent les demandes de cette population en matière de santé et de développement soutenable.Malgré les conquêtes à réaliser et le long chemin qui reste à parcourir, il y a quelques avancées qui dénotent un meilleur panorama.Dans son rapport périodique de 2005, le Comité pour l’Élimination de la Discrimination Raciale (CEDR) de l’ONU a souligné les actions entreprises tant par l’État que par les organisations sociales en vue d’éliminer toute forme de discrimination raciale et ethnique. Parmi elles, il mentionne la Loi de Responsabilité Sociale à la Radio et à la Télévision comme instrument encourageant la tolérance entre les peuples, l’acceptation de la date du 10 mai comme Jour du fait Afrovénézuélien et la création de la Commission Présidentielle pour Combattre toutes les Formes de Discriminations Raciales, qui n’a pas encore prêté serment.De plus, il a loué le fait que la Constitution distingue le caractère multiethnique et pluriculturel de la société vénézuélienne. Contradiction complémentaire
L’anthropologue Rafael Strauss, auteur du Diccionario de la Cultura Popular (Dictionnaire de la Culture Populaire ) et directeur de l’École d’Histoire de l’Université Centrale du Venezuela (UCV), révèle que la société vénzuélienne fait preuve d’une contradiction. ” Culturellement et idéologiquement parlant, le Vénézuélien se sait membre d’une société métisse, mais une sorte de discrimination continue d’exister envers les personnes dont le phénotype révèle des liens avec la matrice africaine“, explique t-il.Mais loin d’être un fait isolé, ce phénomène est une manifestation évidente de notre passé.Strauss estime que les valeurs de la culture dominante, ici l’européenne, ont déterminé la façon dont les minorités indigènes et Noire allaient être perçues dans la culture vénézuélienne. «On associe le noir à la force du mal et la force la plus effroyable dans la pensée judéo chrétienne, c’est le démon», affirme-t-il. Ainsi, ”démon” et ”mandingue”, qui fut l’ethnie africaine la plus rebelle au Venezuela sont devenus des synonymes.«C’est là qu’est née la discrimination », affirme Strauss. Il ajoute que, comme conséquence, l’histoire vénézuélienne n’a pas pris en compte de façon objective l’importance que les Noirs et des indigènes ont eue dans l’économie et dans la construction de la culture nationale.«”Quelle est l’image du Noir qui ne nous a jamais été permis d’avoir? Celle d’une personne créative, sur qui a pesé 99 % de l’économie coloniale, de quelqu’un de débrouillard et de profondément travailleur“, indique l’auteur d’El diablo en Venezuela.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everad Mbarga
http://www.abn.info.ve/reportaje_detalle.php?articulo=183
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