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	<title>Noirs d'Amérique Latine &#187; Législation</title>
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	<description>La voix des afrodescendants</description>
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		<title>Noirs d'Amérique Latine &#187; Législation</title>
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		<title>Afromexicains , oubliés et discriminés&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 00:05:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guyzoducamer</dc:creator>
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Chris Kraul y Reed Johnson México, México. Une série de timbres postaux récemment émise et représentant un personnage populaire noir avec les lèvres exagérément volumineuses &#8211; issu d’une ancienne revue de bandes dessinées &#8211; a relancé une controverse au sujet des comportements raciaux au Mexique, six semaines après que le Président Vicente Fox se soit [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=35&subd=afrodes&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><table border="0" align="center" width="90%" cellPadding="2" cellSpacing="2" class="tab2">
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<td align="right"><a href="http://afrodes.wordpress.com/wp-admin/#baspage"><img border="0" src="http://afrodes.wordpress.com/wp-admin/graphismes/graph3/flechebas.gif" alt="Bas de page" /></a><a name="hautpage"></a></td>
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<p class="post-chapo"><a href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2006/07/22/Chris%20Kraul%20y%20Reed%20Johnson"><u><font color="#0000ff">Chris Kraul y Reed Johnson</font></u></a> México, México. Une série de timbres postaux récemment émise et représentant un personnage populaire noir avec les lèvres exagérément volumineuses &#8211; issu d’une ancienne revue de bandes dessinées &#8211; a relancé une controverse au sujet des comportements raciaux au Mexique, six semaines après que le Président Vicente Fox se soit vu obligé de présenter ses excuses pour les observations qu’il avait faites et qui furent interprétés comme offensantes pour les noirs américains</p>
<p class="post-content"><img src="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/images/BDess.bmp" /></p>
<p>Les cinq nouveaux timbres représentent un personnage de bande dessinée appelé Memín Pinguín, un gamin de ville grivois qui vit grâce à son génie et son courage, qui fut l’un des personnages de bande dessinée mexicaine les plus vendus. Créé par <strong>Yolanda Vargas Dulche</strong> en 1947, le personnage reste très connu, même si sa popularité a atteint les sommets dans les années cinquante et soixante.</p>
<p>Un jour après l’émission des timbres, une grande agitation s’est faite ressentir lorsque des groupes de droits civils et de personnalités afro-mexicaines, y compris le chanteur pop <strong>Johnny Laboriel,</strong> affirmèrent que les images étaient scandaleuses.</p>
<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/images/Laboriel.jpg" /></p>
<p><strong>Johnny Laboriel, Rocker afromexicain</strong></p>
<p>&#8220;<em>Bien sûr que les gens vont être offensés par la caricature</em>&#8220;, a indiqué Laboriel ce mercredi. &#8220;<em>L’idée de publier ce timbre postal est une grande stupidité.Ils le font sans penser aux conséquences</em>&#8220;.</p>
<p><strong>Gustavo Islas</strong>, directeur du service postaux du Mexique, a souligné que les timbres ont une valeur nostalgique. Nous n’avons aucune intention de les retirer de la circulation.</p>
<p><em>&#8220;Quiconque considère ce personnage comme quelque chose d’offensant regarde les choses de manière totalement trompeuses&#8221;,</em> a indiqué Islas, ajoutant que le personnage de bande dessinée est &#8220;<em>un bon personnage sans que l’on donne une importance à la couleur de la peau</em>&#8220;.</p>
<p>Le ministère des Affaires extérieures a publié une déclaration indiquant que personne ne devait se sentir offensé, &#8220;de <em>la même façon que Speedy González n’a jamais été interprété de manière raciale par les mexicains, du fait qu’il est un personnage de bande dessinée</em>&#8220;, peut on lire dans la déclaration.</p>
<p>Cette trainée de poudre se produit à la suite de l’indignation provoquée par les observations de <strong>Vicente Fox</strong> au milieu du mois de mai selon lesquelles les émigrants mexicains prennent des emplois que &#8220;<em>même les noirs ne veulent pas faire aux Etats-Unis</em> &#8220;. Fox a passé de nombreux jours à expliquer et à finalement s’excuser pour les &#8220;<em>sentiments qu’il a pu blesser</em>&#8220;. Il le fit personnellement devant le révérend <strong>Jesse Jackson</strong>, qui a rendu visite à Fox dans sa résidence officielle, Los Pinos, le 18 mai.</p>
<p>Mercredi soir par téléphone, à Little Rock, Arkansas, Jackson a indiqué qu’il pensait que le &#8220;<em>type zambo*</em>&#8221; du timbre était humiliant et&#8221;<em>de plusieurs façons pire que ce qu’avait dit le président Fox le mois dernier</em>&#8220;.</p>
<p>&#8220;<em>J’ai appelé l’ambassadeur mexicain à Washington et je lui ai demandé d’appeler le président Fox et j’ai demandé qu’il présente des excuses et fasse retirer le timbre du marché</em>&#8216;, a indiqué Jackson.</p>
<p>Le timbre oblige à présent le Mexique à réexaminer un problème qui reste normalement souterrain. Nombreux sont eux qui ici et ailleurs en Amérique Latine disent que leurs sociétés sont plus classistes que racistes pour expliquer la discrimination que subissent les indigènes et les noirs. L’argent et l’histoire familiale, selon eux, sont les véritables marqueurs sociaux.</p>
<p>Mais de nombreux spécialistes de la société disent que les mexicains ayant la peau claire et d’origine européenne sont généralement avantagés dans la lutte pour l’emploi, l’ascension sociale, l’éducation et autres services publics.</p>
<p>Il n’est pas fréquent que les pages de sociétés des journaux locaux présentent des mexicains noirs, et les indiens apparaissent rarement dans les programmes de télévision.</p>
<p>&#8220;<em>La société mexicaine est fondamentalement raciste et classiste</em>&#8220;, affirme <strong>Guadalipe Loaeza</strong>, chroniqueuse dans un journal local. &#8220;<em>La couleur de ta peau est la classe qui ouvre ou ferme les portes. Plus claire est la couleur de ta peau, plus de portes s’ouvrent pour toi</em>&#8220;.</p>
<p>Le racisme s’étend aux choix politiques, ajoute-t-elle.</p>
<p>On pense que de nombreux mexicains de classe moyenne haute voteront contre le candidat à la présidence et maire de la ville de México, <strong>Andrés Manuel López Obrador</strong>, du Parti de la Révolution Démocratique, car il est partiellement indigène et de peau basanée, indique Loaeza. Ce groupe de votants a tendance à appuyer <strong>Santiago Creel</strong>, du Parti de l’action Nationale, car il a la peau claire et les yeux bleus.</p>
<p>Le racisme est une des multiples formes de discrimination qui existent au Mexique, comme l’indique une enquête publiée le mois dernier par le secrétariat fédéral due développement social.</p>
<p>Il est indiqué que 80 pour cent des mexicains, parmi eux des femmes, des enfants, des indiens et des invalides et des personnes âgées souffrent d’une forme quelconque de discrimination.</p>
<p>Au Mexique, le problème du racisme s’exprime souvent contre les indigènes qui reçoivent le pire traitement de &#8220;<em>mille façons différentes</em>&#8220;, affirme Loaeza.</p>
<p>La discrimination anti-noire devrait être située dans un &#8220;<em>contexte mexicain</em>&#8220;, car l’histoire du pays est très différente de celle des Etats-Unis, indique le professeur <strong>Sagrario Cruz</strong>, de l’Université de Veracruz.</p>
<p>&#8220;<em>Il n y a pas eu au Mexique une lutte pour les droits civils</em>&#8220;, indique Cruz. &#8220;<em>Il n’existe pas une conscience d’être noir. La majorité des noirs mexicains ne se pensent même pas comme noirs</em>&#8216;.</p>
<p>Cependant <strong>José Luis Gutiérrez Espíndola</strong>, du <em>Consejo Nacional de Prevención de la Discriminación</em>(Conseil National de la Prévention de la discrimination) affirme que de nombreux mexicains noirs se sentent marginalisés. Les noirs sont plus pauvres et reçoivent moins d’éducation et de services sociaux que tout autre groupe démographique mexicain, indique-t-il. &#8220;<em>Ils ne se sentent pas intégrés au pays&#8221;.</em></p>
<p><strong>Gregory Rodríguez</strong>, un écrivain de Los Angeles qui est en train de réaliser une étude pour un livre sur la manière dont le passé du Mexique peut façonner le futur des Etats-Unis affirme que le Mexique est une incongruité raciale qui a évolué pendant cinq siècles, sans trouver de solutions un grand nombre de tensions qui la touchent.</p>
<p>&#8220;<em>Le Mexique n’est pas confortable quand vient le temps de traiter de son propre héritage blanc et métisse, encore moins de son héritage noir</em> &#8220;, indique Rodríguez.</p>
<p>Les sentiments que l’on retrouve au Mexique par rapport à son héritage noir, selon Rodríguez, peut être perçus à travers les descriptions artistiques de ses héros nationaux, comme, <strong>José María Morelos</strong>, un des chefs lors de la Guerre d’indépendance mexicaine. Sur certaines peintures et sculptures, Morelos, qui était partiellement noir est représenté avec la peau foncé et le cheveu bouclé .Sur d’autres, il a la peau claire et semble plus européen.</p>
<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/images/jose-morelos-sized.jpg" /></p>
<p><strong>José María Morelos</strong> (1)</p>
<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/images/morelos-standing.jpg" /></p>
<p><strong>José María Morelos</strong> (2)</p>
<p>La sociologue <strong>Luisa Strickland</strong> indique que les noirs mexicains -dont les ancêtres en majorité entrèrent au pays il y a des siècles par la ville portuaire de Veracruz, pour y travailler en tant que journaliers dans les plantations de sucre &#8211; sont &#8220;<em>le peuple oublié et invisible</em>&#8221; du Mexique.</p>
<p>Les états de Veracruz et de Guerrero sont toujours les centres de concentration de la population noire et mulâtresse du Mexique, estimée à un peu plus de 1 million parmi les 105 millions de personnes que compte le pays. Presque 12 millions de mexicains sont indigènes.</p>
<p><strong>Les noirs de Veracruz selon Cruz dont fiers de leur origine, et particulièrement du chef des esclaves africains Gaspar <a href="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2006/06/10/1103-yanga-histoire-dune-rebellion"><u><font color="#800080">Yanga</font></u></a>, qui organisa une révolte à la fin du 16ième siècle et début du 17ième</strong>. Cette révolte se termina par l’établissement de Yanga, la première ville des noirs libres d’Amérique.</p>
<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/images/yanga1.jpg" /></p>
<p><strong>Gaspar Yanga</strong></p>
<p>Le Mexique a aboli l’esclavage en 1829, plus de trois décennies avant les États-Unis. Mais, malgré le fait que le racisme anti-noir soit interdit par la loi mexicaine, selon Cruz, la discrimination continue d’être évidente dans la culture populaire. &#8220;<em>Il suffit de regarder la télévision mexicaine et de voir les types de personnes qui apparaissent à l’écran. Ils sont blonds aux yeux bleus. Beaucoup de mexicains ne savent même pas que nous avons une importante population noire</em>&#8220;, indique Cruz.</p>
<p>Le directeur des services postaux Islas a insisté sur le fait que les timbres servaient à commémorer un personnage culturel apprécié.</p>
<p><em>&#8220;Dans le courrier, il n y a pas de races, il n y a pas de couleur, il n y a pas de position sociale&#8221;,</em> indique t-il. <em>&#8220;Il s’agit simplement d’un excellent service qui achemine des lettres dans les endroits les plus éloignés</em>&#8221;</p>
<p><strong>©los angeles times</strong></p>
<p>Traduit de l&#8217;Espagnol par <strong>Guy Everard Mbarga</strong></p>
<p><strong>Zambo</strong> : Adj, Américanisme, se dit d’une personne : fils-fille d’un noir et d’un(e) indien(ne).</p>
<p>http://www.rebelion.org/ddhh/negras170601.htm</td>
</tr>
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		<title>L&#8217;histoire extraodinaire des &#8220;quilombos&#8221; du Surinam (deuxième partie)</title>
		<link>http://afrodes.wordpress.com/2007/08/23/lhistoire-extraodinaire-des-quilombos-du-surinam-deuxieme-partie/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 02:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guyzoducamer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Première partie

Exécutés dans des genres musicaux Saramacca variés, on peut trouver des paroles de chansons qui préservent la mémoire précise des prouesses de leur héros fondateurs et en même temps, racontent l’aide apportée par leurs esprits protecteurs pour qu’ils obtiennent la liberté. Voici un chant sacré, de circulation restreinte et entonné en langue ésotérique apuku [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=24&subd=afrodes&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><font size="3"><span style="color:black;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/noir_marron2.jpg"></a><a href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/archives/2006/06/15/2093152.html"><u><font color="#660000">Première partie</font></u></a></span></font></p>
<p style="text-align:center;"><font size="3" color="#660000"><span style="color:black;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/stanley.jpg"><u><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-stanley.jpg" alt="stanley" height="107" /></u></a></span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;">Exécutés dans des genres musicaux Saramacca variés, on peut trouver des paroles de chansons qui préservent la mémoire précise des prouesses de leur héros fondateurs et en même temps, racontent l’aide apportée par leurs esprits protecteurs pour qu’ils obtiennent la liberté.</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;">Voici un chant sacré, de circulation restreinte et entonné en langue ésotérique <em>apuku</em> (terme qui provient probablement de l’expression <em>quimbundo Ampungu</em>, un des noms donné au grand Dieu, <em>Zambi Ampungu</em>, également connu au Brésil), en souvenir <em>d’Avako (Ayako</em>):</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Luhéim o banángoma hési é </span></em></strong><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Lukéin o banángoma hési é</span></em></strong><strong><em><span style="color:black;"> </span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Kwasímukámba tjai Kimámba</span></em></strong><strong><em><span style="color:black;"> </span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><span style="color:black;"><em>Lukéin</em> était le terme utilisé pour (désigner) le dieu protecteur de <em>Sêei</em>, qui l’avait aidé à se diriger vers <span></span><em>Ayakô</em>; <em>banángoma</em> est le terme <em>apuku</em> pour désigner une personne de <span></span>peau noire (le mot commun utilisé par les saramacá est <em>nengé</em>); et <em>kibámba </em>est le terme <em>apuku</em> pour les blancs ou les étrangers, c’est-à-dire quiconque n’est pas Saramaca (le terme ordinaire est <em>bakáa</em>); et <em>hési</em> vient de l’anglais <em>haste</em>, vite. Quant à <em>Kwasímukámba</em>, ou simplement Kwasí, il fut le traitre le plus fameux de l’histoire saramacá; noir africain, il travaillait pour les blancs et fut responsable de la destruction d’un certains nombres de  quilombolas; le texte relate un épisode, qui se produisit lors de l’une de ses multiples infiltrations dans le refuge saramacá, avec pour objectif d’assassiner <em>Ayakô</em>, fondateur de la nation. Voici une traduction approximative de ce récit :</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Vite, noir Ayako, vite!</span><span style="color:black;"> </span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Kwasímukámba amène les  blancs, </span><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><span style="color:black;"><strong><em>Kwasimukamba arrive avec les hommes blancs</em></strong>.</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;">On retrouve également ce mot <em>kibamba</em>, d’origine <em>quimbundo</em>, dans des textes rituels  afro-brésiliens, sous la forme <em>quibamba</em>, signifiant également l’homme blanc esclavagiste. C’est sous cette forme qu’on le retrouve dans le chant suivant, qui a une fonction rituelle cathartique, des Congos de Pombal, à Paraíba, comme l’a noté <strong>Roberto Benjamin</strong> (1977):</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;">Quibamba virou </span><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;">mandou me chamar</span><span style="color:black;"> </span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;">Eu mandei dizer </span><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;">que não ia lá </span><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><em><strong><span style="color:black;"></span></strong></em></font><font size="3"><span style="color:black;"><em><strong>Qui tava rufando com meu maracá</strong></em> </span><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><span style="color:black;"><font size="3">Les saramacas conservent encore des chants entonnés pour la première fois en 1762, à Sentéa, lorsqu’ils commémorèrent la fin des luttes et la paix obtenue. Voici comment le vieux Tebini, une des grandes mémoires vivantes de son peuple, décrit les évènements tels qu’ils se sont déroulés lors de la signature du Traité de paix: &#8220;<em>Quand nous sommes arrivés au terme de la rencontre avec les blancs, hé bien, nous avons finalement dit Oui. Après qu’on ait dit oui, tous ceux qui étaient présents ont battus des palmes, solennellement et ensemble, bolobolo, puis, le silence s’est imposé [un signe d’action de grâce ou de prière]. Là on a chanté</em>: </font></span><span style="color:black;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;"><font size="3"><strong><em>Kibénde Kibénde o </em></strong></font></span><span style="color:black;"><font size="3"><strong><em></em></strong></font></span><span style="color:black;"><font size="3"><strong><em>-Tjimbati kóa – </em></strong></font></span><span style="color:black;"><font size="3"><strong><em></em></strong></font></span><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"><span></span></span><span style="color:black;">Anabéensu o&#8221; </span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:black;"><font size="3"><span style="color:black;font-family:'Bodoni MT';"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/noir_marron2.jpg"><img border="0" width="50" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-noir_marron2.jpg" alt="noir_marron2" height="150" /></a></span></font></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:black;"><span style="color:black;font-family:'Bodoni MT';"><strong><font size="2">Art des Marrons de la région Surrinam- Guyane</font></strong></span></span></p>
<p><span style="color:black;"><font size="3">Tebini explique ici le sens général de la chanson. <em><strong>Tjimba</strong></em> était l’apuku (esprit de la forêt) qui a aidé le clan Matjau durant les batailles contre les blancs. Alors:&#8221; </font></span><span style="color:black;"><font size="3"></font></span><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Le coeur de Tjimba est froid (reposé); </span><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">La guerre est terminée.</span><span style="color:black;"> </span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;">Le bonheur reviendra; </span><span style="color:black;"></span></em></strong></font><font size="3"><strong><em><span style="color:black;"></span></em></strong></font><span style="color:black;"><font size="3"><strong><em>Le sang des hommes ne doit plus couler.&#8221; </em></strong></font></span><span style="color:black;"><font size="3"><strong><em></em></strong></font></span><span style="color:black;"><font size="3">Au cas où l’introduction dans ce contexte d’un chant des <strong><em>Congadas</em></strong>(2) du Brésil paraitrait forcée pour certains, il faut préciser que la connexion culturelle entre les saramacas et les brésiliens doit remonter <span></span>premièrement à l’Afrique d’où ils furent vendus comme esclaves <span></span>(surtout parmi les peuples bantous) et conduits au <span></span>Brésil et en Guyane hollandaise.  Au delà de cette relation plus évidente et générale, il est probable qu’une partie des brésiliens (particulièrement les bahianais) soit parente des Saramacás. </font></span><span style="color:black;"><font size="3"></font></span><font size="3"><span style="color:black;">En fait, les plus de deux cents juifs portugais qui se sont exilés au Surinam au XVIIème siècle (auxquels appartenaient les plantations desquelles les noirs qui fondèrent la nation Saramaca s’étaient enfuis), emportèrent avec eux tous leurs biens, ce qui veut dire en d’autres mots qu’ils doivent avoir également amené avec eux certains de leurs esclaves, lesquels pourraient avoir dû laisser une partie de leurs parents au Brésil. </span><span style="color:black;">Cela s&#8217;est produit en 1660, à une époque où les deux pays connaissaient un peuplement faible. </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;">Ainsi, la connexion linguistique (et symbolique, évidemment, puisque la symbolique de l’homme blanc est centrale dans la majorité des formes culturelles traditionnelles afro-américaines) n’est que l&#8217; infime élément, le plus concret de la forte probabilité que de nombreux brésiliens et saramacas d’aujourd’hui ont des descendants communs.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"><span style="color:black;font-family:'Bodoni MT';"></span></span></font><font size="3"><span style="color:black;"><span style="color:black;font-family:'Bodoni MT';"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/001.jpg"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-001.jpg" alt="001" height="38" /></a></p>
<p></span></span></font><font size="3"><span style="color:black;">Fleuve Maroni</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/001.jpg"></a></p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;">Durant les années soixante du présent siècle, les  Saramaca ont connu leur plus grande crise politique et sociale depuis les difficiles temps des guerres de libération, lorsqu’ils ont dû survivre cachés au milieu de la forêt et inventer avec difficulté des schémas d’adaptations à cet écosystème inconnu <span></span>et en comptant sur une aide peu importante des indiens.</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;">Au nom d’une notion purement économiste et capitaliste de modernisation et de développement, le gouvernement colonial a envahi la moitié du territoire traditionnel saramacá en construisant un barrage pour fournir de l’électricité moins chère à l’entreprise d’exploitation minière Alcoa. Des dizaines de villages et de monuments historiques, conservés depuis la formation même de la Nation au XVIIème siècle ont alors été recouvertes par les eaux. Six milles personnes furent forcées d’abandonner leurs maisons et les changer pour des villas construites par le gouvernement pour leur relogement.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/accueil12.jpg"><img border="0" width="74" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-accueil12.jpg" alt="accueil12" height="150" /></a></p>
<p></span></font><font size="3"><span style="color:black;">Pour que l’on ait une idée du degré d’isolement, et du niveau radical d’altérité conséquent atteint par les noirs de la jungle Surinamaise, voici un évènement qui s’est produit durant mon séjour dans la région lointaine de Langu, au-delà des grandes cacaoyères du Fleuve Surinam où sont probablement localisées les communautés noires les plus éloignées de tout le Nouveau Monde.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;">Alors que nous étions à environ deux kilomètres de la première communauté de la région, ma collègue <strong>Terry Agerkop</strong> et moi avons rencontré de petites pirogues qui venaient nous recevoir et dans lesquelles se trouvaient  quelques gamins. Lorsqu’ils nous aperçurent, ils entrèrent dans une panique totale, en criant désespérément et en demandant à  leurs parents de s’éloigner de notre barque.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;">En fait, le diable leur est décrit sous la forme d’un homme blanc – la punition commune que l’on donne aux gamins qui se comportent mal est la menace de les livrer à un homme blanc. Et nous étions certainement les premiers hommes de cette couleur qu’ils voyaient dans leur vie, puisque cela faisait dix ans qu’ils avaient reçu la dernière visite d’un homme blanc dans cette région éloignée de notre continent.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;">Aujourd’hui, Langu est peut-être toujours autant ou même plus isolé qu’il y a quinze ans à cause d’une série de crises institutionnelles, politiques et économiques qui a secoué l’État Surinamais au cours de la dernière décennie, qui a également affecté les noirs de la jungle. Un mouvement de guérilla mené par le djuka <strong>Roni Brunswijk</strong> à la fin des années 80 obligea quelques milliers de saramacas, djukas, mattawais, et d’autres à trouver refuge en Guyane française voisine.</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;">D’aucune manière le Nouveau Monde n’a connu quelque chose de pareil à la saga des noirs du Surinam, en termes de conquête de liberté et de reconstruction d’une dignité sur des bases qui leur appartenaient totalement.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"><strong><em>Congada</em></strong> : Danse par laquelle on met en scène le couronnement d&#8217;un roi du Congo.<br />
</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;">Traduit du Portugais par <strong>Guy Everard Mbarga</strong></span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;">http://hemi.nyu.edu/course-rio/perfconq04/materials/text/carvalho.html</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/afrodes.wordpress.com/24/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/afrodes.wordpress.com/24/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/afrodes.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/afrodes.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/afrodes.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/afrodes.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/afrodes.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/afrodes.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/afrodes.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/afrodes.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/afrodes.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/afrodes.wordpress.com/24/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=24&subd=afrodes&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>NOIR, MEXICAIN ET INVISIBLE</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 02:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guyzoducamer</dc:creator>
				<category><![CDATA[AfroMexicain]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Législation]]></category>

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		<description><![CDATA[Lula N&#8217;zinga Strickland


Les données historiques et statistiques concernant les mexicains Afrodescendants et vivant au Mexique ne sont pas répertoriées dans les registres des recensements qui ont eu lieu au cours de l&#8217;histoire. Il n&#8217;est pas fait mention des noirs mexicains, en tant que groupe homogène dans l&#8217;histoire mexicaine, au point à tel point que de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=22&subd=afrodes&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong><em><font face="Arial">Lula N&#8217;zinga Strickland</font></em></strong></p>
<p style="background:white;text-align:center;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p><strong><em></em></strong><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Les données historiques et statistiques concernant les mexicains Afrodescendants et vivant au Mexique ne sont pas répertoriées dans les registres des recensements qui ont eu lieu au cours de l&#8217;histoire. Il n&#8217;est pas fait mention des noirs mexicains, en tant que groupe homogène dans l&#8217;histoire mexicaine, au point à tel point que de nombreux mexicains disent que ceux-ci n&#8217;existent pas. </font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><br />
</span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Les mexicains se définissent comme étant des indiens ou des métisses (un mélange européen et autochtone). </span><span style="color:black;font-family:Arial;">Ou ceux qu&#8217;on appelle <em>Latinos</em>, et rien d&#8217;autre.   </span><span style="color:black;font-family:Arial;">Depuis que l&#8217;Espagne a colonisé le Mexique en 1500 et presque exterminé les autochtones indiens, certains osent dire que le Mexique est un pays espagnol.  Les noirs sont très rarement associés à l&#8217;histoire de cette terre.  </span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Cependant, 9% de sa population est Afro-Mexicaine, sur un total qui</span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;"> oscille autour de 90 millions d&#8217;habitants.</span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">De nos jours, les noirs habitent dans chaque coin de la planète et constituent la base de nombreuses civilisations, Mais pour quelles raisons ceux parmi eux qui sont nés au Mexique manquent-ils de considération, pourquoi sont-ils marginalisés et relégués à la quasi invisibilité ? </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Dans une entrevue accordée par deux institutrices noires d&#8217;une école de Guerrero, au Mexique, celles-ci nous disent que l&#8217;histoire ne donne pas une image juste des noirs ; ils sont présentés comme des ivrognes, des bouffons et ils sont habituellement dénigrés pour la couleur de leur peau. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Et comble de malheur, ils se retrouvent au bas de l&#8217;échelle sociale comme l&#8217;indien. Les  deux éducatrices interviewés m&#8217;ont indiqué que de nombreux noirs rejettent leur descendance noire.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Que s&#8217;est-il passé? </span><span style="color:black;font-family:Arial;">La réponse est souvent la même que pour les autres africains esclavisés, emmenés dans le Nouveau Monde et vendus aux enchères.  Il y a cependant une différence particulière au Mexique. </span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/image021.jpg"><img border="0" width="125" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-image021.jpg" alt="image021" height="157" style="width:125px;height:157px;" /></a></p>
<p></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="1"><strong>Belle maman Afromexicaine</strong></font></p>
<p></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">  <strong><em>Ted Vincent</em></strong> relate dans son œuvre &#8220;<em>Afro-Mexico</em>&#8221; que depuis la guerre d&#8217;indépendance faite à l&#8217;Espagne en 1800, un général non espagnol avait négocié le &#8220;<strong><em>plan des trois garanties</em></strong>.&#8221;  (plan de trés garantías). </font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">La première était la garantie de l&#8217;indépendance, et la deuxième et la troisième étaient la garantie de protection de l&#8217;église, de la position économique des nantis, et de l&#8217;équité sociale pour la majorité des noirs. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Plus tard, le premier Congrès du Mexique a transformé la clause d&#8217;équité en une clause de prohibition (interdiction), celle de mentionner la race ou les données historiques de l&#8217;église dans les documents officiels de l&#8217;État.    </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Comme conséquence, le fait ethnique fut rayé des données historiques présentes et futures. Cette Loi importante reste en vigueur de nos jours. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Vicent indique qu&#8217;un recensement incluant les différents groupes ethniques n&#8217;a pas été effectué depuis 1930. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;"></span><span style="color:black;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Les africains capturés et emmenés en Amérique en tant qu&#8217;esclaves sont arrivés au Mexique en 1500 avec les espagnols pour travailler avec les indiens, proches de l&#8217;extermination, en tant que constructeurs, esclaves dans les mines d&#8217;argent et les immenses plantations de canne à sucre. </font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Comme nous indique le renommé Vicent, 300 000 à 500 000 africains furent emmenés au Mexique durant cette époque, et plus tard, plus de 100,000 esclaves furent importés des Philippines, de Bornéo, de la Nouvelle Guinée, de Malaisie et de Chine. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Il en résulte une grande population non espagnole qui constitue désormais une part très importante de la société. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Certains noirs connaissent bien leur histoire. Elle importe peu pour d&#8217;autres. Certains racontent que leurs ancêtres sont arrivés sur ces côtes avec <strong>Hernán Cortes</strong> en 1519 ou avec les conquistadors espagnols en 1521.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">La ville de <span></span>Veracruz dans le Golfe du Mexique était le port d&#8217;entrée du commerce des esclaves durant le   XVIème siècle, et comme conséquence de ce vil trafic, de nombreux descendants africains se trouvent dispersés dans la région. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">  En 1609, un militant du nom de <strong>Gaspar Yanga</strong> s&#8217;échappa des griffes l&#8217;esclavage et développa sa communauté de noirs marron dans les montagnes de VeraCruz.  Les habitants de la localité ont élevé une statue en son honneur et ont mis sur pied un <span></span>&#8220;<em>festival annuel de Yanga</em>&#8221; pour rappeler<span>  </span>sa victoire dans la lutte pour la liberté de sa communauté.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">    </span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;">Un autre grand nombre d&#8217;Afro-Mexicains vit regroupé sur la Côte du Pacifique Mexicain dans des hameaux  construits il y a 300 ans. Sur la <span></span>&#8220;<strong><em>Costa Chica</em></strong>&#8220;,  dans des États tels que Guerrero et Morelos vivent également de nombreux afro descendants. </span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">  Au cours des siècles, ils se sont mélangés avec les races indigènes (qui ont également été violemment discriminés) et ont formé de nombreuses nouvelles communautés. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"><span></span>Par conséquent, l&#8217;Africain et l&#8217;Indien sont désormais membres de la même famille, comme le sont tous ceux de la diaspora.  </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">De nombreux vestiges de la culture noire sont si forts qu&#8217;en plus de la couleur évidente de la peau pour certains et les traits de terre mère, l&#8217;écho de l&#8217;Afrique reste vivace dans la culture de l&#8217;Afro-Mexicain.   Plusieurs éducateurs ont décidé de mentionner l&#8217;histoire des noirs dans en les salles de classe dans les régions où le fait négroïde est présent comme <strong>Cuajinicuilapa, Guerrero</strong>.  On envisage la construction d&#8217;un centre culturel dédié à l&#8217;expérience Afro-Mexicaine.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Les mexicains Noirs sont identifiés sur la scène mondiale et leurs histoires sont promues <span></span>sur toute la planète.  Des chercheurs et certaines organisations y contribuent.  Avec la pauvreté rampante, de plus en plus de noirs émigrent vers les États-Unis, même si beaucoup d&#8217;entre eux ont longtemps résidé en Californie.</font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Leur participation à la construction du Mexique a été supprimée des textes, leurs ancêtres africains ne sont pas mentionnés et leur culture unique a été promulgué exclusivement mexicaine par l&#8217;élite au pouvoir. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Leurs héros noirs tels que le président <span></span><strong>Vicente Guerrero</strong> au 19ième siècle (c&#8217;est lui qui aboli l&#8217;esclavage en 1829) n&#8217;est pas identifié comme tel dans l&#8217;histoire, ni dans les textes scolaires, le fameux &#8220;<em>corrido</em>&#8221; chanté par les muletiers noirs n&#8217;est pas identifié comme musique et danse orale traditionnelle africaine Les racines africaines de  <em>La Dansa del Diablo</em>, (La Danse du diable) ne sont pas mentionnées. Malheureusement, la liste des omissions est interminable.</span></font></p>
<p><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Mais, à présent, certains noirs-mexicains se réveillent peu à peu, et réclament fièrement leur ethnicité africaine, tout comme leur héritage mexicain..</font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Pour la première fois de l&#8217;histoire, ceux qui se trouvent sur la côte du Pacifique se sont réunis en 1997 et 1998 pour participer à la conférence intitulée <span></span>&#8220;<strong><em>La Convention des Peuples Noirs</em></strong>.&#8221; En plus de discuter de leur héritage avec un professeur venu du Congo, ils évoquèrent également leur statut social et les problèmes qu&#8217;ils rencontrent dans le Mexique d&#8217;aujourd&#8217;hui. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/olmecafro.gif"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-olmecafro.gif" alt="olmecafro" height="90" /></a></p>
<p></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="1">Têtes Olmèques aux traits africains</font></p>
<p></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">Il ne faut pas non plus oublier que des historiens comme le <strong>Dr. Ivan Van Sertima</strong> raconte que des voyageurs africains sont arrivés au Mexique en tant que explorateurs durant l&#8217;antiquité et avaient noué des relations avec la population native des lieux comme par exemple les Olmèques.  Il met un accent particulier sur les fameuses têtes aux traits africains taillées dans la roche, découvertes dans la région de Veracruz.</span><span style="color:black;"> </span></font><font size="3"><span style="color:black;"></span></font><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Ainsi, les mexicains invisibles deviennent peu à peu visibles, malgré la repression de la culture dominante la répression de la culture dominante. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"><span></span>Malgré la négation de leur existence en tant que groupe autonome par le gouvernement et leur auto-négation, les Afro-Mexicains réclament peu à peu leur place dans l&#8217;histoire du Monde.  Comme d&#8217;autres africains de la diaspora, ceux du Mexique ont déclenché le mouvement vers la reconnaissance et le respect dans leur pays natal.</font></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3">Traduit de l&#8217;Espagnol par <strong>Guy Everard Mbarga</strong></font></span></p>
<p style="background:white;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"></font></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"><strong><a href="http://www.etnianegrapanama.org/comentarios.html"><u><font color="#800080">http://www.etnianegrapanama.org/comentarios.html</font></u></a> </strong></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"><strong></strong></font></span></p>
<p style="background:white;text-align:center;margin:0;" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p><span style="color:black;"></span></p>
<p style="background:white;text-align:center;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/image012.jpg"><img border="0" width="168" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-image012.jpg" alt="image012" height="124" style="width:168px;height:124px;" /></a></font></span></p>
<p style="background:white;text-align:center;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Arial;"><strong><font size="1">Petits Afro-mexicains</font></strong></span></p>
<p></span></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/afrodes.wordpress.com/22/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/afrodes.wordpress.com/22/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/afrodes.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/afrodes.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/afrodes.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/afrodes.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/afrodes.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/afrodes.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/afrodes.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/afrodes.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/afrodes.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/afrodes.wordpress.com/22/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=22&subd=afrodes&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Afro uruguayens : le génocide indirect</title>
		<link>http://afrodes.wordpress.com/2007/08/23/afro-uruguayens-le-genocide-indirect/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 02:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guyzoducamer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afro uruguayens]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Démographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Législation]]></category>
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		<description><![CDATA[
Par le sociologue et écrivain Rafael Bayce La discrimination sociale et économique a provoqué la baisse du nombre d’afro uruguayens. Il s’agit, soutient Rafael Bayce dans cet article,  d’un génocide indirect peu étudié, qui non seulement n’est pas facile à comprendre, mais dont les responsabilités historiques sont difficiles à attribuer-établir, comme c’est le cas en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=19&subd=afrodes&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a target="_blank" href="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/germano1a_whatis.jpg"><img border="0" width="150" src="http://guyzoducamer.afrikblog.com/images/t-germano1a_whatis.jpg" alt="germano1a_whatis" height="115" /></a></p>
<p><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman">Par le sociologue et écrivain <strong>Rafael Bayce </strong></font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"><strong></strong></font></font></span><font size="3"><font face="Times New Roman"><font color="#ff3333"><strong><span style="color:black;font-family:Bookman;">La discrimination sociale et économique a provoqué <span></span>la baisse du nombre d’afro uruguayens. Il s’agit, soutient Rafael Bayce dans cet article,  </span><span style="color:black;font-family:Bookman;">d’un génocide indirect peu étudié, qui non seulement n’est pas facile à comprendre, mais dont les responsabilités historiques sont difficiles à attribuer-établir, comme c’est le cas en ce qui concerne le massacre <span></span>des derniers indiens charruas par Bernabé Rivera</span></strong><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><font color="#ff3333"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font></font><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Démographiquement, le premier noir arrivé en Amérique a débarqué lors du deuxième voyage de <strong>Colomb</strong>.</span><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">La première expérience de déportation des noirs en tant que main d’œuvre peu chère dans ce continent date de 1510, la première autorisation formelle de le faire remonte à 1532. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">On se demande encore si les premiers noirs à débarquer sur le <span></span>Río de la Plata (Fleuve d’Argent) furent introduits par <strong>Hernandarias</strong> (qui les inclut dans son testament) ou avec l’expédition de <strong>Juan Ortiz de Zárate</strong>. Dans tous les, ce fut avant le premier quart du XVIIème siècle. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">On sait par contre de façon certaine qu’un esclave du nom de <strong>Gregorio</strong> était  crieur public deux ans après la fondation de Montevideo en 1728. Jusqu&#8217;à 1738, il n’y avait que des esclaves introduits à titre personnel par leurs maîtres. Mais, au cours de cette même année, le Conseil Municipal de la ville de Montevideo demande l’introduction d’une main d’œuvre guinéenne, qui arrive dans un navire de <strong>Thomas Navarro</strong> en 1743. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Ce flux <span></span>africain fait que le recensement de Viana en 1751 a Montevideo indique la présence de presque 15% d’esclaves noirs sur le total de la population qui est de 939 résidents (141). </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman">L’introduction des noirs ne fut pas très importante jusqu&#8217;à  1595, sous le régime juridique des <span></span>“<strong><em>licencias</em></strong>” (licences), permis d’introduction payants qui n’obligeaient pas (leurs détenteurs) à l’introduction effective et qui pouvaient être renégociées. </font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman">La substitution progressive des licences par les “<strong><em>asientos”</em></strong> *(établissement, installation) (1595-1787), augmenta l’arrivée des contingents de noirs, car le permis obligeait que l’introduction de <span></span>cette main d’œuvre soit effective. </font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></span><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Même s’il y’eut exista toujours une importation clandestine, en plus de celle autorisée, l’entrée massive des noirs prend une grande ampleur avec les “<em>capitulaciones</em>” qui négocient l’introduction en très grand nombre des esclaves, dont le trafic est désormais libre et exempt d’impôts <span></span>(1787-1812). </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Au milieu de ce mouvement croissant d’introduction des esclaves, auquel les espagnols participeront tardivement et faiblement, <span></span>Montevideo a le monopole de l’introduction des noirs par le Río de la Plata suite aux dispositions royales de 1789, 1791, 1801 et 1809. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Les conséquences démographiques ne se font pas attendre. Le Recensement de  Montevideo effectué 1805 indique 3.114 noirs sur une population de  9.359 habitants. Les noirs qui représentaient 15% des habitants de la population de Montevideo en 1751 passent désormais à  33% en 1805. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Mais 1813 marque la fin de la période de floraison démographique des noirs à <span></span>Montevideo, et ils sont désormais 14.000 sur les 21.000 résidents, soit 66% de la population. </span></font></font></p>
<p><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman">En somme, démographiquement, les noirs, de 1751 à 1813, c&#8217;est-à-dire en 62 ans, multiplient par plus de quatre leur représentation en pourcentage dans la population de Montevideo. Leur contingent est multiplié par cent en nombre absolu à Montevideo dont la population est multipliée par 25 durant cette période. </font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman">Une recherche devrait alors être entreprise pour répondre à la question suivante : comment Montevideo a-t-elle alors <span></span>réussi à réduire, 150 ans plus tard, le contingent de noirs, le faisant passer de 66% de la population à un pourcentage inférieur de 10% ? </font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></span><font size="3"><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font face="Times New Roman">L’explication se trouve certainement à la fois dans l’immigration massive européenne, la </font><span class="titre1"><span style="font-weight:normal;font-family:Bookman;"><font face="times new roman, times, serif">ghettoïsation</font></span></span><font face="Times New Roman"> et la discrimination sociale et économique. <span></span>Il s’agit en fin de compte d’un génocide indirect peu étudié, qui non seulement n’est pas facile à comprendre, mais dont les responsabilités historiques sont difficiles à établir, comme c’est le cas en ce qui concerne le massacre <span></span>des derniers indiens charruas par <strong>Bernabé Rivera</strong>.</font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font face="Times New Roman"> </font></span></font><font size="3"><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font face="Times New Roman"></font></span></font><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"></font></font></span><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"><strong>ABOLITION ET DISCRIMINATION</strong></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Mais la croissance démographique initiale était accompagnée d’une crainte elle aussi croissante du nombre de noirs &#8211; et évidemment d’une rébellion potentielle &#8211; (le fantasme de Espartaco) et d’une stigmatisation morale et sociale ethnocentrique. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Les licences nouvellement établies, sont ainsi <span></span>temporairement interdites en 1550, car on craignait que les coutumes et la morale soient affectées par la religion et les danses africaines.</span><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Un fait assez proche allait se produire à Montevideo dans les années 80 alors que l’autorisation pour la construction d’un monument à <strong>Iemanjá</strong>* dormait dans les bureaux gouvernementaux. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">La discrimination socioculturelle (au départ conçue pour isoler les contingents malades et infestés a cause des conditions inhumaines d’entassement et d’hygiène des bateaux négriers) se manifeste par la fondation, dans ce qui est aujourd’hui Capurro, du premier ghetto noir alors appelé <strong><em>Caserío de los Negros</em></strong>. (Hameau des Noirs)</span><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">La discrimination socio culturelle prenait dans ce cadre une forme symbolique et favorisa la discrimination économique qui a reproduit le cercle vicieux de la pauvreté et plus tard celui de la marginalisation. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Cependant, la<span>  </span>paupérisation, la marginalisation et l’alimentation du cercle vicieux de la pauvreté vont de paire avec la conquête des égalités formelles et l’admission de traits culturels propres aux noirs (ce qui laisse croire à leur acceptation socioculturelle.)</span><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">En effet les danses, les rythmes et rencontres des <span></span>“nations” afro uruguayennes se réduisent à des évènements extra-muros ou circonscrits aux <span></span>ghettos urbains qui ont succédé au Caserío de Capurro (comme le Barrio Sur et Palermo&#8230;). </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Les célébrations rituelles sont dépourvues de leur religiosité et transformées en contribution exotique à l’inversion feinte des hiérarchies sociales consacrée par le Carnaval. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">C’est dans ce contexte de marginalisation, de génocide indirect et de pseudo acceptation culturelle que la Constitution de 1830, la première de l’Uruguay indépendante consacre la liberté des ventres. <span></span></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">En 1842, arrivera l’abolition de l’esclavage par le gouvernement Colorado (nom d’un parti politique), qui sera confirmé en 1846 par le gouvernement Blanco (autre parti politique important en Uruguay). </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Les deux grands partis traditionnels uruguayens éliminent l’esclavage avec une précocité honorable, comparé au reste du monde. </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Mais dans le même temps ils discriminent, ghettoïsent, alimentent le cercle vicieux de la pauvreté noire, feignent l’acceptation culturelle en la transformant en exotisme et en ne permettant aux noirs de briller que dans un cadre social secondaire (joueurs de football oui, boxeurs également; ministres, médecins et avocats, non). </span><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Pour ces raisons, nous devons célébrer avec réserves l’abolition de l’esclavage; qui est important en tant que fait idéologique, mais qui dans les faits elle a fait de l’ombre a la discrimination, la ghettoïsation, la paupérisation et au génocide massif indirect.</span><span style="color:black;font-family:Bookman;"> </span></font></font></p>
<p><font size="3"></font></p>
<p><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="color:black;font-family:Bookman;">Traduit de l&#8217;Espagnol par <strong>Guy Everard Mbarga</strong></p>
<p></span></font></font></p>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3" face="Times New Roman"><strong>Iemanjá*</strong> : divinité africaine Yoruba, très présente dans les cultes des afro descendants d’Amérique Latine, notamment au Brésil. </font></span></p>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal"><span style="color:black;font-family:Bookman;"></span></p>
<p><span style="color:black;font-family:Bookman;"><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman">http://www.chasque.apc.org/armando/nuestraumbanda/ediciones/b3/afrouruguay.htm</font></font></span><span style="color:black;font-family:Bookman;"><font size="3"><font face="Times New Roman"> </font></font></span></span></p>
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		<title>Le combat des Afrovénézuéliens pour une meilleure image</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 02:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>guyzoducamer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrovénézuéliens]]></category>
		<category><![CDATA[Législation]]></category>
		<category><![CDATA[Revendications]]></category>

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		<description><![CDATA[  Lorena Gonzalez &#8211; Caracas
ABN 01/04/2006

Afrovénézuéliennes
La commémoration du 152ième anniversaire de l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage au Vénézuela le 24 mars dernier a permis de démontrer que les luttes des afrodescendants sont en pleine ébullition. La marche organisée ce jour là par la Fondation Bolivarienne pour les Peuples d&#8217;Afrique au Vénézuela,  l&#8217;Association Bénéfica pour la Communauté Africaine [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=afrodes.wordpress.com&blog=1569382&post=14&subd=afrodes&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">  <span style="color:black;font-family:Arial;">Lorena Gonzalez &#8211; <span style="color:black;font-family:Arial;">Caracas</span><br />
ABN 01/04/2006</span></font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3"></p>
<p align="center"><img src="http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A9htdaILAoJEGnsAUiBuAQx./SIG=129ek65pu/EXP=1149457291/**http%3a//www.indymedia.org.uk/images/2005/04/310085.jpg" /></p>
<p align="center"><font color="#000000"><strong>Afrovénézuéliennes</strong></font></p>
<p>La commémoration du 152ième anniversaire de l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage au Vénézuela le 24 mars dernier a permis <span>de démontrer</span> que les luttes des afrodescendants <span>sont en pleine ébullition. </span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">La marche organisée ce jour là par la Fondation Bolivarienne pour les Peuples d&#8217;Afrique au Vénézuela,  l&#8217;Association Bénéfica pour la Communauté Africaine au Vénézuela,  la coopérative audiovisuelle Africaracas et  le Collectif Yo y Yo est partie de la place Bolivar jusqu&#8217;au Panthéon National.  </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Les participants ont parlé une fois de plus de la révision du préambule de la Constitution pour inclure-et par là même reconnaitre &#8211; les contributions morales, politiques, religieuses et technologiques des afro descendants à la culture vénézuélienne. </font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><br />
</span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Le président de la fondation Afroamérica, Jesús «Chucho» García,  explique que le Réseau des Organisations Afro vénézuéliennes fait la promotion de cette proposition depuis l&#8217;année 2000. </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">«<em>Quand on parcourt le préambule de notre Constitution, il parle de l&#8217;héroïsme et du sacrifice des indigènes et des libérateurs, mais il ne dit rien sur les afro descendants, qui constituaient 10% de la population en 1810 et furent utilisés comme chair à canon  pour l&#8217;indépendance</em>»,<span> affirme-t-il.</span> </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Selon le président d&#8217;Africaracas, Milco Chacoa, coopérative qui s&#8217;occupe de divulguer l&#8217;héritage culturel de la tradition africaine, ce plus de visibilité est nécessaire car l&#8217;omission «<em>peut être une forme de racisme</em>». </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Il indique que l&#8217;objectif visé n&#8217;est pas seulement celui de la modification de la préface constitutionnelle, mais aussi l&#8217;inclusion d&#8217;un article «<em>dans</em> <em>lequel le Vénézuéla reconnait les contributions morales, sociales et politiques des afrodescendants</em>», ainsi que le vote d&#8217;une loi contre le racisme et la discrimination.   Concernant cette  réglementation, Chacoa explique qu&#8217;elle doit être large pour pouvoir prendre en compte tous les groupes qui de toute manière sont marginalisés socialement, que ce soit pour la couleur de peau ou pour tout autre trait physique.</font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><font size="3"> </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Le délai de deux ans que l&#8217;Organisation des Nations Unies (ONU) a donné au Venezuela pour entreprendre la réforme constitutionnelle a commencé à courir en 2005. &#8220;<em>Par A ou par B, cela se fera</em>&#8220;, souligne le président de la fondation Afroamérica. García admet que la réussite de ce projet dépend de la volonté politique de l&#8217;Assemblée Nationale. Cependant, il considère que la pression externe de l&#8217;organisation internationale est plus décisive.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"></span></p>
<p><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3"><img src="http://www.vheadline.com/graf/patanemo004.jpg" /></font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Selon lui, la législation vénézuélienne a quelque chose à rattraper vis-à -vis de</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3"><span> </span>la population afro descendante,  surtout si l&#8217;on tient compte du fait que la Colombie, le Brésil,  le Nicaragua, le Pérou et l&#8217;Équateur disposent déjà de lois antidiscriminatoires ou revendicatrices des origines africaines.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Mais le point de vue légal n&#8217;est qu&#8217;un de six axes tracés par le Réseau des Organisations Afrovenezuéliennes pour placer le sujet de l&#8217;afro descendance au centre des politiques de l&#8217;État vénézuélien. Les points suivants complètent la liste : effectuer un recensement des afrodescendants, modifier le programme d&#8217;Éducation de Base et Supérieure, exécuter le plan d&#8217;action de  la Conférence Universelle Contre le Racisme qui s&#8217;est tenue en 2001 à Durban, Afrique du Sud, et créer des espaces publiques qui canalisent les demandes de cette population en matière de santé et de développement soutenable.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Malgré les conquêtes à réaliser <span> </span>et le long chemin qui reste à parcourir, il y a quelques avancées qui dénotent un meilleur panorama.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Dans son rapport périodique de 2005, le Comité pour l&#8217;Élimination de la Discrimination Raciale (CEDR) de l&#8217;ONU a souligné les actions entreprises tant par l&#8217;État que par les organisations sociales en vue d&#8217;éliminer toute forme de discrimination raciale et ethnique. </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Parmi elles, <span> </span>il mentionne la Loi de Responsabilité Sociale à la Radio et à la Télévision comme instrument encourageant la tolérance entre les peuples, l&#8217;acceptation de la date du 10 mai comme Jour du fait Afrovénézuélien et la création de la Commission Présidentielle pour Combattre toutes les Formes de Discriminations Raciales, qui n&#8217;a pas encore prêté serment.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">De plus, il a loué le fait que la Constitution distingue le caractère multiethnique et pluriculturel de la société vénézuélienne.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3"><span> </span><span><strong>Contradiction complémentaire</strong></span></font></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><span></span></span><span style="color:black;font-family:Arial;"><br />
</span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">L&#8217;anthropologue Rafael Strauss, auteur du  Diccionario de la Cultura Popular (Dictionnaire de la Culture Populaire ) et directeur de l&#8217;École d&#8217;Histoire de l&#8217;Université Centrale du Venezuela  (UCV), révèle que la société vénzuélienne fait preuve d&#8217;une contradiction. </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">&#8221; <em>Culturellement et idéologiquement <span> </span>parlant, le Vénézuélien se sait membre <span> </span>d&#8217;une société métisse, <span> </span>mais une sorte de discrimination continue d&#8217;exister envers les personnes dont le phénotype révèle des liens avec la matrice africaine</em>&#8220;, explique t-il.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Mais loin d&#8217;être un fait isolé, ce phénomène est une manifestation évidente de notre passé.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Strauss estime que les valeurs de la culture dominante, ici l&#8217;européenne, ont déterminé la façon dont les minorités indigènes et Noire allaient être perçues dans la culture vénézuélienne. </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">«<em>On associe le noir à la force du mal et la force la plus effroyable dans la pensée judéo chrétienne, c&#8217;est le démon</em>», affirme-t-il. </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Ainsi, &#8221;<em>démon</em>&#8221; et &#8221;<em>mandingue</em>&#8221;, qui fut l&#8217;ethnie africaine la plus rebelle au Venezuela sont devenus des synonymes.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">«<em>C&#8217;est là qu&#8217;est née la discrimination</em> », affirme Strauss. </font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Il ajoute que, comme conséquence, l&#8217;histoire vénézuélienne n&#8217;a pas pris en compte de façon objective l&#8217;importance que les Noirs et des indigènes ont eue dans l&#8217;économie et dans la construction de la culture nationale.</font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">«&#8221;<em>Quelle est l&#8217;image du Noir qui ne nous a jamais été permis d&#8217;avoir? Celle d&#8217;une personne créative, sur qui a pesé 99 % de l&#8217;économie coloniale, de quelqu&#8217;un <span> </span><span> </span>de débrouillard et de profondément travailleur</em>&#8220;, indique l&#8217;auteur d&#8217;El diablo en Venezuela.</font></span></p>
<p></font></span><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3">Traduit de l&#8217;Espagnol par Guy Everad Mbarga</font></span></p>
<p><span style="color:navy;font-family:Arial;"><font size="3"><span style="color:black;font-family:Arial;">http://www.abn.info.ve/reportaje_detalle.php?articulo=183</span></font></span></p>
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